Antigone. Guerre. Réalité. Théâtre.

Stage dirigé par Tatiana Stepantchenko & Lew Bogdan

Stage complété d’une présentation sur le « Système stanislavskien » et son influence dans le monde.

On dit que l’enterrement des morts est le début de la Civilisation. Or aujourd’hui, sur des champs de batailles en Europe, on ne ramasse plus les cadavres ni ce qu’il reste des fragments de corps déchiquetés. Débris humains sans sépulture, l’inhumanité la plus infâme.
Et Sophocle, dont l’écho nous parvient par-delà les siècles, entre soudain dans le champ de notre conscience.

La méthode de travail

L’approche de la dramaturgie d’ANTIGONE, sera abordée selon la méthode de l’Analyse par l’action psycho-physique. Une analyse « au pied levé » ; dans le domaine pictural on dit aussi un dessin ou une peinture « à main levée », c’est un peu le même principe. Autrement dit, dans la légèreté et l’imagination.
Nous évoquerons ce faisant, les « fondamentaux » du Système stanislavskien, pour mieux les connaître, pour découvrir peut-être, et libérer ensuite sa propre capacité à créer. Une re-visitation toutefois brève et indicative.
Ce travail d’analyse sera précédé d’un training spécifique enrichi de certains éléments de Biomécanique et de Tanztheater.

Le travail sur la pièce

Le premier plan est le fruit de l’analyse du « matériau dramaturgique », principalement l’Antigone de Sophocle dans son contexte – et aussi l’Antigone de Jean Anouilh, également dans son contexte.

Le second plan, c’est celui de l’interprète : son bagage intérieur et intime et sa plasticité psycho-physique pour la construction du personnage. L’art de l’acteur consiste dès lors à trouver le Point Omega, ce moment critique parfait entre sa propre pâte de vie psycho-physique et celle du personnage, processus que nous tenterons de décrypter, à la lumière du monde d’aujourd’hui.

En accompagnement au stage pratique

Dans un souci que contextualiser le travail, nous évoquerons Stanislavski, son « Système » et ses divers héritages.

  • Visionnage individuel du film produit par ARTE en 1990, Le Siècle Stanislavski. Ce film vous sera envoyé au préalable, dès votre inscription au stage.
  • Exposé interactif sur l’héritage et les héritiers, ceux du Premier Cercle : Evgueni Vaghtangov, Vsevolod Meyerhold, Richard Boleslavski, Mikhail Tchekhov (pour ces deux derniers, leurs parcours de Moscou à Hollywood). Mais aussi les héritiers américains tels que Stella Adler ou Lee Strasberg grand Maître de l’Actors Studio avec sa « Method ». Sera aussi évoqué à cet égard, l’autre courant « russe », le théâtre yiddish, parti d’Odessa pour arriver à New-York et fonder en de multiples péripéties, le théâtre musical de Broadway. Ce théâtre yiddish dont sont notamment issus, Lee Strasberg et Stella Adler, élèves de Richard Boleslavski, héritier le plus direct de Stanislavski en Amérique – fondateur de l’American Theatre Lab et dont l’influence sur l’histoire de l’Acteur aux États-Unis de théâtre et de cinéma, a été déterminante.
  • L’héritage proprement russe a évolué lui aussi, surtout après la « destalinisation », incarné principalement par Maria Ossipovna Knebel, géniale professeure au GITIS de Moscou, (dont Tatiana Stepantchenko a été l’élève), de trois générations d’acteurs et de metteurs en scène parmi les plus grands. Tout en préservant l’essentiel, elle a fait évoluer le « Système » en une méthode propre qui, au fil des décennies, a acquis ses lettres d’excellence et d’efficacité : l’Analyse par l’action psycho-physique qui constituera le cœur pratique de ce stage.

Public concerné : Comédien·ne·s / artistes de la scène en générale, en quête d’approfondir la base de leur pratique.

Résultat de notre questionnaire satisfaction

Voci in Ascolto – Atelier de chant traditionnel italien

Stage du week-end conduit par Davide Ambrogio

Samedi 30 novembre – dimanche 1er décembre 2024

L’objectif de l’atelier Voci in ascolto est d’approfondir la voix-instrument à travers des morceaux du répertoire de la tradition orale italienne, où les voix et les sons se mélangent. Les aspects mélodiques, harmoniques, rythmiques et relatifs au timbre des chansons sont analysés avec une approche centrée sur le jeu, l’imitation, l’improvisation et le développement de la mémoire liée aux sons et aux mots, sans le support de partitions.

Voci in ascolto est une rencontre qui explore la voix dans sa manière d’influencer et d’être influencée et caractérisée par l’instrument musical. L’étude de ces polyphonies permet de connaître et d’apprendre de nouveaux éléments esthétiques et interprétatifs, afin d’enrichir son propre vocabulaire musical d’un point de vue technique et artistique.

« La danse dans tous ses états » : Françoise et Dominique Dupuy

Une soirée vidéo, danse et lectures et deux jours de stage

Une proposition de Lucia Bensasson avec Paola Piccolo, Philippe Ducou et Francine Bergé. Vendredi 6, samedi 7 et dimanche 8 décembre 2024 à ARTA

Françoise et Dominique, pionniers de la danse en France, nous ont quittés. Danseurs, chorégraphes, transmetteurs, militants engagés, artistes hors norme, ils ont œuvré tout le long de leur vie, pour la danse, son développement et son élargissement à tous les publics. Leur œuvre, qui a tant inspiré, continue de « semer » dans l’art.

Vendredi 6 décembre, 19h30 : une soirée dédiée à Françoise et Dominique Dupuy

Projections vidéo d’extraits de danse par Françoise et Dominique
Lecture des textes de Françoise et Dominique par Lucia Bensasson.

Performances :

  • Boue de Dominique Dupuy, dansée par Philippe Ducou. Le solo est un dialogue entre le mouvement poétique et la matière argileuse.
  • Épitaphe de Françoise Dupuy dansée par Paola Piccolo sur un texte lu par Francine Bergé.

Ce solo créé en 1996 reprend les thèmes du silence, de dépouillement et de voyage chers au travail de Françoise.

Participation libre


Samedi 7 et dimanche 8 décembre

Stage avec Paola Piccolo et Philippe Ducou

Samedi de 13h à 18h, Dimanche de 11h à 16h

S’interroger, creuser la qualité du mouvement, partager son élan artistique, une danse qui se projette, comme sur scène.

Deux temps :
Un temps de travail technique, au sol, à la barre, dans l’espace pour affiner le rapport entre poids/suspension, contraction/détente, et se rendre disponible…

Un temps d‘improvisation et recherche en duo, trio, en groupe pour un partage en relation à l’autre. L’écoute, la résonance, le souffle, l’espace, le rythme.

Sur le fil, à chaque instant dans l’aventure du mouvement, prendre le risque artistique de cette envolée et en goûter les actes.

« Rien est volontaire : il s’agit simplement de disponibilité pour que le matériau qui crée la danse devienne signifiant » (Mouvoir-émouvoir), — Françoise Dupuy

« Enlever le corporel pour laisser le mouvement exister,
Laisser faire l’acte et le corps sera changé» — Dominique Dupuy.


Photo Sylvie Bosc

Boue de Dominique Dupuy, dansée par Philippe Ducou

Solo créé à partir d’une pièce de Dominique Dupuy Trajectoire (1982) et transmis dans le cadre de Passeur de solitude.

« À la fin de ce solo (Trajectoire), au cours d’une longue méditation gestuelle, je me recouvrais entièrement le corps d’une épaisse couche d’argile qui peu à peu séchait réduisant les gestes à leur plus simple expression. Lorsqu’en fin le corps était immobilisé, restait immuable et silencieux, le public s’égrenait peu à peu vers la sortie. Cela pouvait durer un fort »
— Dominique Dupuy

Du moment dansé dans Trajectoire, d’une durée de 5 à 7 minutes pour une pièce de 70 minutes, un parcours s’est réalisé entre Dominique et moi, pour en faire un solo qui puisse exprimer le dialogue poétique entre le mouvement et la matière argileuse. Une longue échappée au fil des représentations avec le désir incessant qu’il continue à se développer au hasard des rencontres avec des lieux et des moments. Ainsi, nous sommes arrivés à proposer des variations, avec la même gestuelle : en deux musiques différentes du même compositeur, Toro Takemitsu, mais aussi en « silence ». Étonnant d’apprécier ô combien le public y voit des soli totalement différents avec seulement l’argile comme trait d’union. La lune et le soleil comme comparses de ces variations.


Photo J.M.Gourreau

Épitaphe de Françoise Dupuy, dansé par Paola Piccolo

Texte lu par Francine Bergé
crée en 1996

« Un poème dansé
Le silence
Une danse tout à la fois forte et délicate.
Un texte …qui n’appuie en rien les mouvements de la danse.
Un poème dit comme le vent, comme l’eau qui entourent la danseuse.
Cette danse a été inspirée par les présences de ces femmes qui ont imprégné le romantisme allemand d’une « féminité souveraine ».
Le texte a été écrit par l’une d’entre elles Caroline De Gunderode peu avant son suicide au bord du Rhin en 1806. » Françoise Dupuy — Françoise Dupuy

Le Kalarippayat

Art martial, Yoga dynamique et branche spécialisée de la médecine Ayurvédique

Rencontre avec les Maîtres Sathyanarayan Nair et Cécily Gordon

« Un chemin vers une connaissance profonde du corps humain qui met en harmonie, l’âme guerrière et la main qui guérit »
— C. Gordon

Le kalarippayat est une branche spécialisée de la médecine ayurvédique (sportive et neurologique) mais aussi un Art de santé, préventif par la pratique corporelle et curatif grâce à ses nombreuses techniques de soins dont des massages élaborés.

Cet Art ancestral de l’Inde du sud ( Kérala ) est une application dynamique Yogique prenant ses racines dans les Védas.

Conçu pour harmoniser le corps et l’esprit, le kalarippayat est une pratique très structurée d’ancrage corporel et d’énergie libérée.
Cette pratique permet la prévention de certains désordres « corpo-énergétiques » par la stimulation des organes et le déblocage des énergies lors de la mise en mouvement de ces séquences codifiées.

Au programme de la conférence :

  • L’historique du kalarippayat
  • La légende
  • Son contexte social, religieux
  • La discipline et sa pratique : le souffle et la libre énergie
  • Les postures animales
  • Les Meypayat (séquences codifiées en dynamique de groupe)
  • Être un Maître : Médecin, éducateur et régulateur de conflits. « Équilibre, harmonie et justesse ».C.G
  • Moment d’échange pour les questions du public.

La vie est un scandale de beauté. Alda Merini, une femme indomptable

Textes de Alda Merini lus par Lucia Bensasson.
Accompagnée en musique par Yasunori Sasa et Raphaël Temim.
Cuisine et mise en espace par Maria Antonia Pingitore.

Milano, Navigli. Alda Merini est la femme du boulanger, la grande poétesse qui traîne sur les quais des canaux. On l’a croisée au moins une fois en passant par le quartier, mais surtout on la remarque et on ne l’oublie pas tant par son originalité que par sa présence. Quelqu’un parle d’elle comme de «la folle», car elle a passé des années à l’asile, ce « Paolo Pini » qui a ouvert ses portes en 1978 et qui aujourd’hui accueille un théâtre : « la Cucina » (la Cuisine). C’est là que Lucia Bensasson, venue diriger un stage de théâtre, découvre la grande poétesse Alda Merini, dans la mémoire vive de la Ville, et elle découvre la grande poétesse de la fin du siècle passé à travers son histoire, ses poèmes, ses paroles, mais aussi les lieux, les amis, la famille. Elle est la mémoire vive de la Ville. Et l’envie de partager l’univers d’Alda Merini a pris vie toute seule : du bar où elle allait manger et écrire tous les jours à sa chambre où elle recevait ses visites et toutes les personnes qui ont peuplé sa vie… toujours avec une indomptable envie de vivre !

Participation libre à partir de 10 € (pâtes, focaccia et un verre inclus).

Jouer ensemble – en mimes et en bruitages

Stage dirigé par Julien Cottereau du 9 au 13 décembre 2024 de 10h à 17h

Ce stage invite à explorer l’art de raconter des histoires sans paroles, à travers le mime et les bruitages. Que ce soit en solo ou en groupe, l’accent est mis sur le plaisir du jeu, la créativité et l’improvisation. Une expérience unique, conduite par l’artiste Julien Cottereau et ses 30 ans d’expérience scénique, ouverte à tout artiste de la scène.

Objectifs pédagogiques

  • Créer une ambiance de groupe propice à la créativité : le stage met l’accent sur la création d’une atmosphère bienveillante et détendue, où chaque participant.e se sent à l’aise d’expérimenter. À travers des jeux collectifs et individuels, nous apprendrons à faire émerger la complicité nécessaire pour nourrir le jeu scénique.
  • Raconter des histoires sans paroles : en s’appuyant sur le mime et les bruitages, nous explorerons l’art de construire des récits visuels. Qu’il s’agisse d’incarner des objets, des animaux ou des personnages, chaque geste et chaque son a un pouvoir narratif. Ce stage vise à développer cette aptitude à donner vie au vide et à transporter le public dans des univers imaginaires, tout en stimulant l’improvisation.
  • S’amuser et libérer sa créativité : le plaisir du jeu est au cœur du processus. L’objectif est d’apprendre à se libérer des contraintes verbales pour s’exprimer autrement, à travers le corps et la voix. Que vous soyez seul.e ou en groupe, vous apprendrez à jouer avec l’espace, les sons et les mouvements pour créer des situations comiques, touchantes ou surprenantes.

Contenu et Méthode

Fort de 30 ans d’expérience sur scène, que ce soit dans les cirques-théâtres, cabarets ou en rue, Julien Cottereau propose une immersion dans l’univers du rire de l’invisible. Ce style singulier, qui puise son essence dans l’art du mime et du bruitage, met en avant la capacité à inventer des mondes et des histoires à partir de gestes et de sons.

Le stage s’appuie sur une pédagogie active et participative, mêlant apprentissage technique et plaisir du jeu. Les participants seront invités à :

  • Découvrir différentes techniques de mime et de bruitage.
  • Expérimenter l’improvisation dans un cadre sécurisant et créatif.
  • Utiliser leur corps et leur voix comme principaux outils de narration.
  • Travailler l’écoute de soi et des autres, élément fondamental pour jouer ensemble.

Public concerné : Comédien·ne·s / artistes de la scène en générale, en quête d’approfondir la base de leur pratique.

Résultat de notre enquête satisfaction

Au fondement du corps masqué

Objectifs

Omar Porras se donne ici pour objectif de transmettre les fondamentaux d’une méthode de jeu qu’il a élaborée d’une création l’autre avec le Teatro Malandro — depuis trente-cinq ans. Celle-ci est axée sur le corps du comédien, la segmentation de ses mouvements dans l’espace et l’utilisation de masques. Elle allie le geste chorégraphique à la musique, s’inspirant à la fois de traditions occidentales et orientales.

Ainsi l’enjeu de ce stage est-il de travailler le corps masqué, la préparation qu’il implique et les énergies qui lui sont afférentes.

Contenu et méthode

Une première phase du travail consiste donc en un training visant à l’éveil de « l’équilibre » qui contribue à appréhender un état particulier, celui de « la présence », mais aussi la gestion du corps dans l’espace et la mise en place d’une dynamique particulière qui permettent d’harmoniser l’ensemble du travail au plateau. Ce faisant, le corps devient « corps extra-ordinaire, extra-quotidien », tandis que le geste se fait poème en mouvement ; un pinceau qui dessine un idéogramme sur la toile de la scène, se déplace avec la minutie du détail pour parvenir à élaborer dans l’espace, un paysage habité de sens.

Une deuxième phase consiste à improviser, puis à analyser les textes de différentes natures que chaque participant apporte et qui lui sont propres (poèmes, monologues, extraits de récits…). Ces improvisations seront ensuite explorées dans la pratique tout en servant à organiser un langage singulier qui sera l’abécédaire de chaque acteur, le vecteur pour esquisser les contours de son personnage en sa singularité.

La troisième phase de la recherche consistera à confronter les abécédaires des uns et des autres en vue de faire se rencontrer le langage poétique de chacun dans la choralité.

Public concerné : Comédien·nes et et artistes de la scène professionnel•les ou en formation. La sélection des participant·es sera faite selon les critères suivants : sur présentation d’une lettre de motivation et d’un CV artistique.

Résultat de notre questionnaire satisfaction

Le rythme du Dabkeh : initiation à la danse palestinienne

Stage du week-end dirigé par Rebecca Kaoud

Plongez dans l’univers vibrant du Dabkeh, danse traditionnelle palestinienne qui mêle rythme, unité et joie ! Que vous soyez débutant.e ou simplement curieux.ses, cet atelier vous invite à explorer le cœur battant de la culture palestinienne et à apprendre les pas fondamentaux du Dabkeh dans une ambiance ludique et bienveillante, guidés par Rebecca Kaoud, danseuse palestinienne.

Les objectifs de l’atelier seront :

  • Maîtriser les bases : s’initier au jeu de pieds énergique et aux enchaînements possibles.
  • Ressentir l’énergie : se plonger dans les rythmes puissants et les mélodies traditionnelles qui caractérisent le Dabkeh.
  • Danser en harmonie : danser ensemble et au même rythme, comme symbole de communauté et de résilience.
  • Se connecter à la culture : découvrir les histoires et traditions qui existent à la base de cette danse emblématique.

Aucune expérience préalable n’est requise, seulement votre énergie, votre curiosité et l’envie de se laisser porter par l’esprit du Dabkeh, au rythme de la tradition et du partage.


Photo Valeria Taccone – projet de résidence mené par la World Music Academy en Italie, en collaboration avec Dar Jacir, Bethleem

Rebecca Kaoud est une danseuse, chorégraphe et enseignante palestinienne avec plus de 15 ans d’expérience. Sa recherche mêle le Dabkeh traditionnel et la danse contemporaine. Membre de la compagnie de danse Sarreyet depuis 2008, elle a performé et collaboré en Palestine, en Allemagne, aux États-Unis, en Norvège, en France et en Italie. Formée à l’Académie Nationale de Danse de Rome, Rebecca a développé son expertise en chorégraphie et en improvisation. Ses œuvres notables incluent Jame’ Mu’anath Halem, créé lors de sa résidence à la Fondation Qattan, ainsi que de nombreuses performances explorant les thèmes de l’identité, de la résilience et du patrimoine culturel.

Les ateliers de Rebecca offrent une occasion de se connecter au mouvement, à la narration et à l’expression culturelle.

Stage avec l’Odin Teatret

Stage dirigé par Eugenio Barba , Julia Varley, Ulrik Skeel, Antonia Cloaza, Else Marie Laukvik et Jacob Nielsen du 26 février au 7 mars 2025

Présentation et modalités d’inscription

ARTA accueille l’Odin Teatret pour 8 jours de projection de film, rencontres et masterclasses. La formation pour chaque participant se déroulera de la manière suivante :

Programme

26, 27, 28 février : trois matins de films sur Odin Teatret avec introduction et dialogue

  • 26/02 – 10:00-13:00 : Anthropologie Théâtrale, deux film et introduction et dialogue avec Eugenio Barba
  • 27/02 – 10:00-13:00 : Spectacles de l’Odin Teatret, deux film et introduction et dialogue avec Julia Varley
  • 28/02 – 10:00-13:00 : Théâtre et communauté, deux film et introduction et dialogue avec Ulrik Skeel

3, 4, 5, 6, 7 mars : stage avec Odin Teatret « Penser en action »

  • 03/03 – 10:00-13:00 : Comment penser en action. Introduction avec Eugenio Barba et Julia Varley
  • 04/03 – 10:00-13:00 : Composition avec Else Marie Laukvik, assisté par Antonia Cioaza et Jakob Nielsen
  • 05/03 – 10:00-13:00 : Entrainement avec Antonia Cioaza et Jakob Nielsen
  • 06/03 – 10:00-13:00 : Actions vocales avec Julia Varley
  • 07/03 – 10:00-13:00 : Technique de montage avec Eugenio Barba et Julia Varley

Le stage touche les différents niveaux de la présence scénique, la dramaturgie d’acteur, et la création d’un spectacle selon l’expérience de l’Odin Teatret. Les différentes générations du groupe – avec les fondateurs et les plus jeunes – participent pour présenter l’entrainement, la composition, les actions physiques et vocales, le montage et la perception du spectateur.
Le stage sera avec des sessions pratiques 4, 5, 6 mars, et avec démonstrations le 3 et 7 mars.
Les films servent pour introduire l’activité de l’Odin Teatret avec ses voyages, les spectacles, l’anthropologie théâtrale et l’intervention dans la communauté.

Nombre d’heures totales : 24h

Public concerné : Stage ouvert aux acteurs, danseurs, chanteurs, musiciens.
La sélection des participant·es sera faite selon les critères suivants : sur présentation d’une lettre de motivation et d’un CV artistique.

Photo : Annalisa Gonelle

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Le masque ou la connaissance de l’autre

Stage dirigé par Catherine Germain

Un acteur choisit un masque en le regardant. Ce visage l’attire, comme lorsqu’en voyant, la nuit, les fenêtres éclairées d’une maison, on se demande qui vit derrière. Le masque c’est « l’Autre » par excellence. C’est un théâtre de l’« apparition ».

Le masque convoque le corps et l’esprit d’une manière exceptionnelle et redonne à l’acteur sa position première, celle d’interprète. Il est clairement le traducteur d’une langue étrangère. C’est une langue plastique, qui se lit à même le corps de l’acteur. Un corps devenu aveugle puisque l’acteur qui porte le masque ne le voit plus. C’est un voyage de la mémoire qui guide l’acteur et lui fait avoir une respiration, des mouvements, des gestes, un grain de voix, des mots, des pensées dont il n’aurait peut-être jamais eu connaissance s’il n’avait pas porté ce visage.

L’écoute et l’ouverture au présent qu’exige le travail derrière le masque donnent à penser que, au final, c’est le masque qui porte l’acteur.

Ce qui s’incarne, c’est la relation entre le masque et l’acteur. Parfois, on est sûr en tant que spectateur d’avoir vu le masque sourire…

Objectifs

  • L’écoute que doit développer un acteur pour se rendre corps et âme disponibles à la mise en vie du masque est un travail à aiguiser chaque jour.
  • L’usage de la voix transformée pour être au service du masque ouvre un champ de recherche sur la vibration et la corporalité du langage.
  • La présence de soi agrandie par le travail sur la présence de l’autre : comment la vie de la marionnette rend le marionettiste vivant ?
  • La position en jeu : comment l’acteur ouvre son travail pour être service de l’œuvre ?

Contenu et méthode

Nous travaillerons avec des masques de différentes origines pour que, dans la variété des formes proposées, le choix soit clairement celui de l’attirance d’un visage, et non pas celui d’un objet théâtral parmi d’autres visant uniquement à élargir une technique de jeu.

Public Concerné

Ce stage s’adresse aux actrices, acteurs, danseuses danseurs attirés par le mystère du visage.

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