Le théâtre récit, point d’équilibre entre théâtre épique et théâtre de l’intime
Stage dirigé par Jean Bellorini
Du 29 avril au 4 mai 2024 (du lundi au samedi) de 10 h à 17 h
Description du Stage
Un travail d’acteurs en musique. La rigueur de la langue et la liberté de l’imagination. Chaque comédien travaillera un texte extrait d’un roman qu’il devra choisir et pouvoir nous situer (l’histoire, le contexte de son écriture). Le travail principal se basera sur l’adresse de l’acteur. Y a-t ‘il un personnage, quelle est l’incarnation possible dans le travail d’acteurs ? Quel juste équilibre y a-t ‘il entre l’évocation de l’acteur et l’incarnation du personnage pour que l’imagination du spectateur se mette en marche ?
Objectifs pédagogiques
Le travail de l’acteur : rendre visible l’invisible. Travail sur le « dire ». Après avoir défini ce qu’on appelle théâtre ensemble, il s’agira de tenter de le laisser apparaître en s’appuyant sur des fragments de romans.
Yoga et Théâtre, un art du présent dans la relation
Atelier dirigé par Sophie Piollet et Bernard Avron
C’est sur la racine Yuj, se relier, joindre ensemble en sanscrit que se forme le mot Yoga. L’art du yoga et du théâtre se fondent sur cette essence relationnelle, sur la relation créée par l’action de donner et recevoir. Le Yoga, où le souffle nous transforme est un cheminement vers un laisser être, propice à la création.
Par la préparation du corps et du mental, dans la conscience de leur relation au souffle, Sophie Piollet propose aux stagiaires de se mettre en condition d’accueil et de créativité dans leurs arts. Créativité qui s’expérimentera ensuite lors des Ateliers avec Bernard Avron.
Bernard Avron et Sophie Piollet co-animent régulièrement des stages qui s’adressent aux acteurs, aux pratiquants de yoga, aux chanteurs, aux artistes, aux créateurs, à tous ceux qui cheminent dans cette attention affutée de présence relationnelle.
Sophie Piollet
Formatrice en Yoga. Ancienne étudiante de l’EFY, formée par Isabelle MORIN MARBEY, Sophie Piollet a été comédienne, notamment au Théâtre du Soleil. Elle enseigne également le théâtre et a mis en scène des projets reliant professionnels et amateurs.
Bernard Avron
Auteur, acteur et metteur en scène, Bernard Avron dirige le PEPAC Théâtre et Sciences. (Créations théâtrales à thèmes scientifiques). Il a créé le personnage du « Zanni des Congrès » (Commedia dell’arte) qui intervient en conclusion des grands rassemblements scientifiques. Il anime également des stages sur la communication pour les formateurs et les élèves des Écoles Françaises de Yoga. (UNY)
Public concerné : Ouvert à tous les artistes-interprètes Effectif maximum : 18
Trouver son récit
Atelier de Kuchipudi avec Sreelakshmy Govardhanan
En collaboration avec le Festival de l’Imaginaire
Trouver son récit est un atelier consacré à la construction d’un récit à travers la danse. La forme choisie est le Kuchipudi, la danse classique traditionnelle de l’Andhra Pradesh, dans le sud de l’Inde.
Au cours de cet atelier, les participants exploreront l’Abhinaya, l’art des émotions, par le biais d’une narration composée par les gestes des mains, les expressions faciales et les mouvements du corps. L’atelier introduira également les participants à l’ancienne tradition de Kuchipudi, qui a une ramification de Yakshagana et qui comprend quatre types d’expressions : Angika (corps), Vachika (voix), Aharya (costume, maquillage) et Satwika (essence intérieure). L’atelier permettra également aux participants de parcourir les neuf émotions et de faire l’expérience du Navarasa, comme le mentionne le Natyasastra-an, un ancien traité consacré aux arts du spectacle indiens. Chaque participant pourra intégrer ces différents aspects dans sa propre pratique artistique.
Sreelakshmy, l’une des plus grandes danseuses actuelles de Kuchipudi en Inde, particulièrement appréciée pour son élégance et sa vivacité, proposera de découvrir la philosophie, l’esthétique et l’interprétation des extraits de l’Abhinaya. Les traditions artistiques classiques indiennes sont connues dans le monde entier pour l’importance qu’elles accordent au Sarvangabhinaya, qui explore le potentiel d’expression du corps.
Afin de transmettre ce « langage du mouvement», Sreelakshmy propose d’explorer le Padam Payyada, du poète Kshetrayya du XVe siècle, et l’Ashtapadi Kuru yadu Nandana du poète Jayadeva du XIIe siècle. L’atelier vise également à explorer les sensations corporelles, la voix, la respiration, l’étendue du regard, les énergies qui nous entourent et le rapport à la gravité.
Objectifs
Expérimenter la perspective des pratiques performatives classiques indiennes.
Comprendre les nuances de l’Abhinaya en utilisant le corps et l’esprit.
Apprendre des extraits de l’Abhinaya.
Impliquer les mouvements dans l’utilisation de l’Abhinaya pour l’interprétation de texte classiques indiens.
Public concerné : Artistes de la scène en général en quête d’approfondir la base de leur pratique. Effectif maximum : 18
MAREBITO une démonstration-spectacle de Bunraku (Japon)
Le 19 octobre 2024 à 15h au Théâtre de l’Aquarium
Le Théâtre du Soleil et ARTA accueillent le maître Hidehito MATSUURA (Kanroku) et deux membres de sa compagnie Mokugusha
Au Japon, il existe des êtres appelés marébito, qui évoluent entre l’univers céleste, où séjournent les divinités, et le monde des humains. Ils sont là pour établir le lien entre les deux mondes, parfois pour faire obstacle à leur rapprochement, parfois pour les unir. Dans cette démonstration-spectacle, nous tenterons de montrer comment l’art de la marionnette jôruri (manipulée par trois marionnettistes) illustre cette relation, en décrit l’activité et en exprime toutes les tensions. Kanroku
Durée 1h30 environ.
Présentation de la Saison 2024/2025 – Fête de la Rentrée !
L’équipe d’ARTA a le plaisir de vous inviter à la présentation de la saison 2024/2025 suivie d’un Sarau (petit cabaret brésilien), vendredi 4 octobre à 19h30 à ARTA – Cartoucherie.
Cet événement sera l’occasion de vous présenter la programmation riche et variée des formations 2024/2025, de renforcer nos liens humains et artistiques et de partager un moment convivial et festif. Au programme : Sarau (interventions de musique, théâtre et danse), Petiscos (petit buffet gourmand) et bien d’autres surprises !
Nous comptons sur votre présence pour faire de cette fête un moment inoubliable !
Présentation / signature du livre « LE MASQUE EN JEU – Une école de l’acteur » de Guy Freixe
Le 24 juin 2024 à 19h à ARTA
En collaboration avec les éditions Deuxième époque et le CIRMS
Un échange avec l’auteur précèdera la lecture de quelques passages du texte et sera suivie par la projection du film Les Enseignements du masque – Le masque à la rencontre du texte : Atelier à ARTA, réalisé par Giulia Filacanapa et Patrick Forian (20’).
Le Masque en jeu. Une école de l’acteur aborde par la pratique l’apport du masque dans la transmission du jeu de l’acteur. L’ouvrage prend le parti d’une immersion dans différents types d’ateliers, au plus près de la réalité du plateau, pour transmettre les fondamentaux du jeu. Non seulement le masque donne à l’acteur son pouvoir d’incarnation, mais il lui demande une mise en forme pour représenter la vie, qui passe par le corps, par la métaphore, par la transformation.
Cet ouvrage vient dans la continuité du parcours d’auteur de Guy Freixe, à la fois comédien, metteur en scène, pédagogue et professeur émérite des universités en arts de la scène qui, après Les Utopies du masque sur les scènes européennes du XXe siècle (prix du Syndicat de la critique, « meilleur ouvrage de théâtre » en 2011), a publié La Filiation Copeau-Lecoq-Mnouchkine. Une lignée du jeu de l’acteur (L’Entretemps, 2015), Le Corps, ses dimensions cachées (dir., Deuxième époque, 2017), L’Acteur et ses doubles (Deuxième époque, 2021)
La danse contemporaine en Inde
Un livre et un film par Annette Leday et Cyrille Larrieu
La chorégraphe Annette Leday présentera le livre qu’elle a écrit à partir de son enquête sur la danse contemporaine indienne menée dans le cadre de l’Aide à la recherche et au patrimoine du CN D. Avec Cyrille Larrieu elle a aussi réalisé un film documentaire qui présente des danseurs et des chorégraphes indiens engagés dans un renouvellement des traditions ainsi que des artistes de la jeune génération ouverts sur le monde et ses nombreuses techniques corporelles et dansées.
Dans un premier temps Annette expliquera la genèse et le contenu de son projet. Cyrille dira quelques mots sur le montage du film Dance India Today qui sera ensuite projeté (35 minutes). Un échange avec le public sera suivi d’une période de signature du livre pour ceux qui le désirent.
En partenariat avec Institut Français Inde, la Prakriti Foundation de Chennai et les Alliances Françaises de l’Inde, le livre et le film ont été présentés par Annette et Cyrille à Chennai, Trivandrum, Bangalore, Ahmedabad, Delhi, Kolkata et Dhaka (Bangladesh) en janvier 2023.
Le mélodrame : « une plastique au service du drame intérieur »
Atelier dirigé par Myriam Azencot
Description
Pourquoi, en 2023, s’intéresser au mélodrame, cette forme dramatique oubliée et même méprisée ?
Parce que, au-delà des codes d’un autre temps, le mélodrame est avant tout un théâtre d’acteurs, et donc un outil incomparable pour la formation du comédien. Sa « mauvaise réputation » lui vient du fait qu’il privilégie la sincérité à la vraisemblance, l’action au texte, les sentiments à la psychologie, l’excès au bon goût, toutes choses indispensables pour le travail du grand répertoire théâtral, mais qui, à notre époque de réalisme exacerbé, sont mal acceptées. Sa force réside essentiellement dans son vocabulaire gestuel, investissement particulier du corps qui s’apparente au jeu masqué, évince tout réalisme et fait du mélodrame une véritable forme, avec ses codes, ses techniques, son esthétique, tous nés de la pratique inventive des acteurs qui le servaient.
Il ne pourra s’agir, lors de cette brève rencontre, que d’une approche de cette forme oubliée, mais qui permettra, grâce à un travail sur des textes emblématiques (Les deux orphelines, La Dame aux camélias, Lucrèce Borgia) de s’approprier des lois qui visent à faire de l’acteur « un athlète du cœur » et régissent encore en profondeur l’Art du théâtre.
Objectifs pédagogiques
Initier l’acteur à une forme dramatique injustement oubliée mais éminemment formatrice
Aider l’acteur, par l’exploration d’œuvres emblématiques de cette forme, à interroger ses pratiques artistiques
L’inciter à s’interroger sur la question fondamentale de l’interprétation : incarner ou faire semblant ?
Contenu et méthode
Amener l’acteur à interroger les questions de la forme au théâtre, (plastique, gestuelle, émission vocale…), de la sincérité (croire pour faire croire) et de la vraisemblance (réalité ou poésie ?) par la mobilisation de ses ressources physiques (échauffements), techniques (exercices), créatives (improvisations et travail de scènes).
Journée type
Matinée : Échauffement (mise en jeu du corps) ; jeux, exercices (mise en jeu des outils de l’esprit et de l’imagination), concoctage pour le travail des scènes de l’après-midi. Après-midi : Mise en pratique des acquis de la matinée sur les scènes sélectionnées. L’application de ce programme idéal dépend bien sûr de la vitesse de progression des stagiaires.
Public concerné : Comédien·ne·s / artistes de la scène en générale et amateurs aguerris, en quête d’approfondir la base de leur pratique.
Résultat de notre enquête satisfaction
Kalarippayat « Une âme guerrière et une main qui guérit »
Stage du week-end dirigé par Cécile Gordon les 5 et 6 octobre 2024 de 10h et 18h
Cette session est une introduction au long stage qui aura lieu en juin 2025 avec le maître Sathyanarayanan et Cécile Gordon
Le kalarippayat est un art ancestral du Kérala (Inde du sud). Tout à la fois art martial, yoga dynamique et branche spécialisée de la Médecine Ayurvédique, il comprend une pratique corporelle structurant le mental, mais aussi des techniques spécifiques de soins dont des massages élaborés.
Le kalarippayat est à l’origine de nombreux autres Arts martiaux et la base de différentes formes théâtrales et dansées du Kérala (Kathakali/ Theyyam/ Vélakali…). Il puise ses racines dans les Védas, la Bhagavad Gita qui sont les enseignements de Krishna à Arjuna et les combats sont cités dans le Mahabharata.
La pratique est une application yogique dynamique conçue pour harmoniser le corps et l’esprit. Les postures et les déplacements y sont savamment agencés dans des séquences précises alliant les qualités Lassi/Tandava (féminin/ Masculin) Les enchainements permettent la prévention de certains désordres corps-énergétiques, développant ancrage et énergie libérée.
Objectifs
Savoir gérer son souffle en mouvement dynamique
Minimiser la force musculaire au profit de sa puissance interne et intégrer la fluidité « animalière »
Gérer ses équilibres sans tentions musculaires
Intégrer la libre énergie dans les lancers de jambes
Agrandir son espace intérieure dans les postures
Développer sa réactivité en souplesse pour mieux gérer le rapport à l’espace avec les autres participants.
Savoir contrôler sa gestuelle / retenir un mouvement
Journée-type
Matin : Yoga-Kalari ou pratique interne
Respiration libre et conciente / respiration tonique et stimulante (ki)
Assouplissements en harmonie avec la respiration (travail des fascias)
Stage dirigé par Hidehito MATSUURA (Kanroku) // Japon
L’ARTA invite le maître japonais Hidehito MATSUURA (Kanroku), ainsi que deux de ses disciples Saki SATAKE et Maki ARAKAWA pour un stage de Bunraku.
Le Bunraku est inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Comme l’écrivait notre ami Georges Banu, « les marionnettistes de Bunraku parviennent à donner à la poupée un mouvement qui est celui même de la vie. Ils parviennent aussi, ce qui est plus important, à faire totalement oublier leur présence. »
Dans les spectacles épiques du Théâtre du Soleil, Ariane Mnouchkine, demande à l’acteur, d’imaginer son personnage comme s’il tenait une marionnette devant lui. Cette distance fabuleuse est un outil nécessaire au comédien, pour exercer sa faculté d’incarnation.
Le stage s’adresse à la fois aux marionnettistes et aussi aux actrices et acteurs qui désirent se perfectionner en s’inspirant de l’humanité de bois et d’étoffe des marionnettes. Les acteurs de Kabuki n’ont-ils pas créé leur style, une des plus importantes formes de théâtre japonais, en venant copier le mouvement flottant des marionnettes de Bunraku.
S’initier au Bunraku c’est également développer une concentration extrême, un grand degré de coordination entre les trois manipulateurs et un sens de la dissociation particulièrement élevé. Cette expérience exigeante d’animer ces êtres intermédiaires jusqu’à l’essence de la beauté permet d’entrevoir les bases de la quête de l’acteur, à savoir la liberté contrôlée.
Au Bunraku, trois personnes travaillent en parfaite harmonie pour donner la vie et faire réaliser à leurs poupées des poses qu’aucun être humain ne pourra jamais effectuer, provoquant ainsi une éminence de l’émotion. La pratique du Bunraku permet de développer le sens de l’écoute physique, indispensable au travail de l’acteur.