Omotenashi 6

Le 29 avril 2019 à 19h30

Mise en scène : Sayuri Nakamura
Avec : Maryse Rousseau, Clara Bouvart, Sayuri Nakamura
Réalisation des films : Jade Pourdieu

Durée : 1 heure

« Omotenashi, c’est l’hospitalité en japonais, l’accueil, le moment simple et partagé. J’ai toujours pensé que faire la cuisine était similaire à la création théâtrale. Je pense que les clients du restaurant sont comme les spectateurs du théâtre. Ils attendent « les meilleurs plats » à déguster. Le rythme, la projection de la voix, la présence des corps : c’est une cuisine d’associations surprenantes, de recherche et d’équilibre, de saveurs relevées. Avec Omotenashi, j’invite le spectateur dans cet instant d’intimité et de communauté. La base du travail d’Omotenashi est inspirée du théâtre Kyôgen, du Rakugo, et de l’humour du Japon. C’est une une pièce-montée, un mélange de stand up comedy, de danse, et de théâtre dialogué. Le spectateur peut alors découvrir le style du théâtre Yose où plusieurs histoires comiques sont présentées dans la même soirée. »

Programme

Film / Présentation d’Omotenashi
Rakugo / Jyugemu
Danse / Les genoux de Surikiré Mini-Marysme
Rakugo / Le zoo
Le restaurant où l’on est bien servi, de Kenji Miyazawa

Sayuri Nakamura est une metteur en scène japonaise. Elle a travaillé au Japon avec Akira Emoto. Elle étudie le théâtre à l’université Paris 8 et monte Omotenashi depuis 2013. Cette représentation est la 6ème version d’Omotenashi.

Rencontre-vidéo : NATURALE – il Teatro delle Ariette

Le mardi 9 avril 2019 à 19h00

Un « théâtre naturel » : la compagnie italienne Teatro delle Ariette
Projection du film N A T U R A L E – il Teatro delle Ariette

De Livia Giunti (SANTIFANTI, 58’, 2018)
Avec Paola Berselli, Maurizio Ferraresi e Stefano Pasquini
suivie d’une rencontre avec la réalisatrice et les artistes animée par Erica Magris.

Projection en VO avec sous-titres en français

Dans la campagne entre Bologne et Modena, se trouve la ferme des Ariette. C’est dans ce lieu de vie et de travail au milieu des champs qu’est né le théâtre de Paola Berselli et Stefano Pasquini, un théâtre exigeant de relation et de partage. Leurs spectacles sont basés sur la narration orale, sur la transmission d’expériences et d’histoires personnelles. Depuis des années, ils se racontent par des gestes et surtout par des mots, en transformant leur cuisine en scène et la scène en cuisine.

N A T U R A L E – il Teatro delle Ariette tente d’adhérer à leur parcours et à leur poétique à travers un regard et une écoute immersifs qui accompagnent le spectateur dans les coulisses d’un spectacle et de l’histoire d’une vie. Cette « rencontre-vidéo », qui a son origine au sein du projet universitaire franco-italien Galileo 15 « La famille dans le théâtre contemporain » (responsables scientifiques : Giulia Filacanapa, Erica Magris et Eva Marinai), s’est déroulée en France d’abord, à l’occasion des représentations du spectacle Théâtre naturel? Moi, le couscous et Albert Camus, et ensuite en Italie lors de l’inauguration du “théâtre ai milieu des champs”.

Le film, produit par l’Université Franco-Italienne, l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, l’Università degli studi di Torino et l’Università di Pisa, en partenariat avec SANTIFANTI (Pise) a été présenté en première mondiale au 59ème Festival dei Popoli – Festival Internazionale del film documentario à Florence en novembre 2018. Il est ici projeté en VO avec sous-titres en français.

Réalisation : Livia Giunti
Photographie et son : Francesco Andreotti et Livia Giunti
Montage : Livia Giunti
Musique : Manfred Giampietro

Entretiens réalisées par Giulia Filacanapa, Erica Magris et Eva Marinai Production – SANTIFANTI 2018 (Pise, Italie)

La réalisatrice

Livia Giunti a suivi une formation de documentariste aux Ateliers Varan à Paris et est titulaire d’un doctorat en histoire des arts visuels et du spectacle. Elle est chargée de cours à la Fondazione Campus à Lucca (Università di Pisa) où elle enseigne « Cinéma et territoire ». Elle est co- fondatrice de la revue « Quaderno del CINEMAREALE ». Avec Francesco Andreotti, elle fonde la société de production SANTIFANTI, basée à Pise, avec laquelle elle produit et réalise le film documentaire LOVE IS ALL. Piergiorgio Welby, Autoportrait, présenté en compétition au 56ème Festival dei Popoli et Mention spéciale aux Nastri d’Argento 2017. Depuis quelques années, elle réalise un format vidéo sur les activités de recherche de l’Università di Pisa.

Lecture publique du texte «Chaîne de montage» de Suzanne Lebeau

Le mardi 12 février 2019, à 20h30 au Théâtre du Soleil (salle de répétitions)

En partenariat avec l’Arta et avec la participation de Lucia Bensasson, la cie « Le Théâtre de l’Evidence », accueilli au Théâtre du Soleil du 8 au 24 février 2019 pour son spectacle Frontière Nord, souhaite dans ce cadre faire découvrir cet autre texte de Suzanne Lebeau, « Chaîne de montage », prochain projet scénique de la compagnie.

Mise en espace : Cécile Atlan
Avec : Lucia Bensasson et Yaëlle Lucas
Musique : Delphine Chomel
A partir de 15 ans

*Ciudad Juarèz Mexique, à la frontière des Etats-Unis. En 1993, on retrouve le corps à moitié enterré d’une jeune fille. Elle est la première victime d’une liste effroyable.
*
Une femme canadienne entend, pressent et voit. La situation dont elle est témoin est au-dessus de l’entendement. Pour y croire, il lui faut des preuves. Son enquête est terrifiante. Ces femmes au terrible destin travaillent dans les Maquiladoras, usines protégées par le traité de l’ALENA – traité de libre-échange. Tout le monde voit et se tait. Qui voit et se tait ?… Qui est responsable ?…

Comment protéger ces femmes et dire l’horreur…..?

A partir de ces événements classés dans la rubrique faits divers, Suzanne Lebeau par son écriture brute et poétique, une langue de l’urgence, lance un cri d’alarme pour que ces mortes ne restent plus ignorées…

Between the Stones – Getting to noh from ‘page to stage’

Conférence-démonstration sur l’art du nô

Le 10 février 2019 à 16h

Qu’est-ce que le ? Et comment le style traditionnel est conçu et mis en scène dans le nouveau ?

Le nô est le théâtre classique japonais qui combine danse, drame, musique, textes poétiques, ainsi que costumes et masques, dans une forme artistique très stylisé. La musique constituée des voix, de la flûte et des percussions de l’orchestre joue un rôle primordial.

Créé en 1374, le nô a été joué sans interruption pendant 650 ans. Donner une cérémonie de nô visait aussi à repousser les fantômes de ses propres ennemis.

La conférence-démonstration qui aura lieu le 10 février 2019 à ARTA, a le but de donner au public les éléments clés du nô. Il s’agit d’une expérience immersive et interactive qui montre comment le nouveau nô se développe dans le passage du texte à la scène.

Le projet de nouveau nô Between the Stones, met l’accent sur la douleur d’une perte, jusqu’à la paix retrouvée. Il explore comment le fardeau du chagrin se transforme en compréhension et célébration de la vie, de la mort, de la beauté et de l’amour ; c’est le pouvoir de la transformation du jardin qui nourrit et guérit l’âme… Il mélange aussi de façon presque unique les trois formes culturelles japonaises : le nô, les jardins karesansui et les carillons du vent.

Kinue Oshima, acteur professionnel, Richard Emmert, compositeur, et Jannette Cheong, auteur de ce nouveau nô en 2 actes en anglais, expliqueront comment ce nouveau nô a été transformé du texte poétique jusqu’à la scène en utilisant les techniques traditionnelles du nô. Il s’agit de la 3ème collaboration qui concerne l’art du nô entre Richard Emmert & Jannette Cheong et la seconde avec la famille Oshima, suite au succès de Pagoda (2009 Tour Européen, 2011 Tour Asiatique).

Venez et retrouvez cette équipe unique pour une compréhension approfondie de 650 ans de théâtre nô, et découvrez la deuxième phase de cette collaboration !



Kinue Oshima est l’un des principaux acteurs du théâtre de l’école Kita. Née à Fukuyama en 1974, elle a étudié les instruments japonais au département de musique de l’Université d’art de Tokyo en 1997. Elle a commencé sa «formation» et elle est montée sur scène avec le Chigo de «Kurama Tengu», à l’âge de deux ans. Guidée par son grand-père Hisami et son père Masanobu, elle s’est inscrite à nô gaku Kyokai en tant que première femme membre du Kita-ryu en 1998. Kinue a performé dans nombreux spectacles et elle a coaché des étudiants au Japon ainsi qu’à l’international, notamment à l’Académie nationale des arts de Taiwan en tant qu’assistante de son père en 2001. Elle a effectué des tournées aux Pays-Bas, en Belgique, en France, en Bulgarie, dans les pays baltes en 2002 et à Londres, Dublin, Oxford et Paris en tant qu’acteur principal de la tournée Pagoda. Elle a reçu le «Prix de la culture de la culture préfectorale» de la Kenshin Scholarship Culture Promoting Foundation en 2005. Kinue est également professeur invitée à la Hijiyama University, chargée de cours à temps partiel à l’Université d’Hiroshima, au Elizabeth Music College, au Fukuyama Women’s College, au Okayama San’yo Senior High School et à l’école primaire Okayama Sankun.

Richard Emmert est professeur de performance asiatique à la Musashino University de Tokyo. Il étudie, enseigne et joue le théâtre classique du nô au Japon depuis 1973 et est instructeur certifié de l’école de Kita. Il dirige un projet de formation nô à Tokyo, à Bloomsburg, en Pennsylvanie (États-Unis), ainsi qu’au Royaume-Uni, parrainé par Royal Holloway de l’Université de Londres. Il a co-écrit avec Monica Bethe une série de guides de performance nô et travaille actuellement sur une série complète de résumés de pièces de noh, tous deux publiés par le National Noh Theatre. Emmert a dirigé des projets de performance noh en Australie, au Canada, en Chine, en Colombie, en France, à Hong Kong, en Inde, en Indonésie, en Malaisie, à Singapour, au Royaume-Uni et aux États- Unis. Il a composé, dirigé et joué dans onze pièces de théâtre en anglais, dont la Pagoda de la poète et dramaturge britannique Jannette Cheong. Fondateur et directeur artistique du Théâtre Nohgaku, une compagnie vouée au nô en anglais, il a dirigé des tournées de spectacles de la compagnie aux États-Unis, en Europe et en Asie.

Jannette Cheong est une poète, écrivaine, designer, conservatrice et artiste affiliée au Théâtre Nohgaku. Née à Londres, Jannette a travaillé dans l’enseignement supérieur aux niveaux national et international et depuis plus de 25 ans organise de nombreuses collaborations en matière d’éducation internationale et de création artistique. Elle a été la première personne britannique à écrire une pièce de nô en anglais (Pagoda) en utilisant les techniques traditionnelles du nô en collaboration avec Richard Emmert, le théâtre Oshima et le théâtre Nohgaku. La Pagode a été créée au Southbank Centre, Londres, en 2009 et a été tournée à Dublin, Oxford et Paris. En 2011, Pagoda a débuté au National Noh Theatre de Tokyo et a effectué une tournée à Kyoto, Beijing et Hong Kong. Les activités connexes comprenaient la collaboration avec les théâtres, les universités, les écoles, les musées et les festivals. En 2009 (Londres) et 2015 (Shanghai), Jannette a animé deux forums internationaux sur les arts de la scène. Elle a également organisé une importante exposition rétrospective du célèbre photographe Clive Barda en 2012 et 2014. Elle a récemment écrit Reflection (2017) composée par Evan Kassoff et a coproduit Noh time like the present…, un hommage acclamé à l’acteur professionnel du nô Akira Matsui avec Richard Emmert et Unanico Group, au LSO St Luke’s, Londres. Le programme comprenait son dernier travail de collaboration interculturelle (Opposites-InVerse) (2017) avec Richard Emmert, Akira Matsui, Peter Leung, Li Meili, Piran Legg, Eitaro Okura et Kayu Omura.

Du Côté de la Vie !

Le mardi 4 février 2020 à 19h30

De : Pascal Lainé
inspiré par : Récits d’un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov
Traduit par : Paul Lequesne (Éditions Gallimard et L’Age D’Homme 1994)
Interprétation : Philippe Goudard
Diffusion et production : Aries et Scorpio

Participation libre aux frais. Réservation indispensable.

Un médecin de campagne partage avec les spectateurs les doutes et les joies de l’initiation progressive à soi-même que sa pratique lui a permis. A cet échange intime avec le public, il convie, au delà du temps, le docteur Michaël Boulgakov, qui fut, en 1917, au sortir de ses études à Kiev, jeune médecin chef d’un hôpital de campagne perdu dans la Russie enneigée d’alors, où il apprit autant sur son métier que sur lui même.

Découvrant les Récits d’un jeune médecin en 1980, j’avais été saisi par la beauté et la justesse des récits du docteur Boulgakov, en même temps que par la permanence des caractéristiques de l’exercice du métier de médecin de campagne, que tant de jeunes médecins ne veulent malheureusement plus exercer aujourd’hui. C’est dommage pour les patients non citadins, mais aussi pour les jeunes professionnels, car on s’initie là, dans la solitude et le dévouement, en même temps qu’on acquiert une solide expérience, à l’essentiel de la médecine : la place de la relation humaine, les doutes et les joies du thérapeute et les mystères de la vie et de la mort. C’est pourquoi je m’étais promis de porter un jour ces textes à la scène, quand mon métier d’artiste de cirque m’en laisserait le temps. C’est chose faite aujourd’hui, et bien au delà, car plus qu’une adaptation pour laquelle je l’avais sollicité, Pascal Lainé m’a fait l’honneur d’un texte original, nourri des souvenirs de mon exercice médical et par nos conversations, et inspiré par Boulgakov, à qui il laisse une place importante, en le faisant dialoguer avec un médecin d’aujourd’hui, du côté de la vie.

Philippe Goudard est connu comme l’une des figures les plus singulières du cirque contemporain. À la fois artiste et auteur de quarante créations originales en même temps que professeur des universités et directeur du programme de recherche « Cirque : histoire, imaginaires, pratiques » à Montpellier 3, il a aussi un parcours théâtral comme acteur pour Jacques Nichet, Yves Gourmelon ou encore Gao Xingjian, débuté par un apprentissage auprès des pionniers de la décentralisation théâtrale.

Conjointement, il a pratiqué comme médecin urgentiste et médecin de campagne, avant de se consacrer durant 30 années au métier d’artiste et producteur de cirque, tout en œuvrant à la reconnaissance des spécificités des problèmes santé des artistes. En souvenir de ses débuts dans une pratique médicale au plus près des patients, qu’il poursuit encore aujourd’hui, il s’était promis d’adapter un jour à la scène Récits d’un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov.

Pascal Lainé

Ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé de philosophie, il a reçu le Prix Médicis, en 1971 pour L’Irrévolution et le Prix Goncourt en 1974 pour La Dentellière. Auteur d’une trentaine de romans et d’essais, traduits en plusieurs langues, il est également scénariste pour la télévision et publie ou expose des photographies. Russophone, il partage avec Philippe Goudard admiration et affection pour Mikhaïl Boulgakov.


Presse

Une vraie pépite. Hors des sentiers battus, hors des modes. Un petit bijou à la fois drôle et poignant. Tout est juste et simple. François
Deletraz. Le Figaro. 20/11/2016

Émouvant et même bouleversant. À ne pas rater. Ghislaine Arba-Laffont.
La Gazette de Montpellier 26/03/2016

Un très beau spectacle, simple, humble, sensible, vrai. Il est urgent de réserver. Marie-Christine Harant L’Art Vue 10/11/2015

Drôle et tragique, ce spectacle est une douce médecine. Une fluidité, une cohérence, une adéquation dans la triple rencontre entre Boulgakov, Lainé et Goudard… On est subjugué. Divergence FM
10/10/2014

Philippe Goudard est si juste, si humain, léger et grave. Quelle force et combien sa présence pure et simple nous boxe, nous berce, nous effraie, nous console, nous emporte dans sa danse de vie ! Moni Grégo
11/10/2014

Philippe Goudard nous touche et nous émerveille. Pascal Lainé a su trouver la langue exacte qui peut se mêler à celle de Boulgakov. Lui aussi dans la dangereuse situation du funambule. JTduOff 11/10/2014


Aries et Scorpio est une structure de recherche et de production en circuit court qui privilégie les formes de contacts les plus directes entre spectateurs et créateurs dans le champ extra institutionnel.

Piyâdé Youli : Concert de dotâr

Le mardi 14 janvier 2020 à 19h00

Kaveh Hedayatifar, vous invite à son interprétation du répertoire du Dotâr (luth traditionnel à long manche) du Khorassan septentrional, province Iranienne. 

Il présentera des morceaux du Dotâr et des chants inspirés par la tradition des bakhshi (barde) du Khorassan ainsi que par la musiqi dastgâhi persane (musique savante iranienne). 

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation obligatoire à arta@artacartoucherie.com

Métamorphose : six rêves de Wu Hsing-kuo et Kafka, une démonstration de Maître

Spectacle – démonstration 

Le 10 décembre à 20h, le Maître Wu Hsing-kuo proposera au Théâtre du Soleil une démonstration sur le thème de la Métamorphose, intitulée Métamorphose : six rêves de Wu Hsing-kuo et Kafka, une démonstration de Maître.

Ce sera certainement l’échange culturel le plus attendu entre Taïwan et la France depuis la représentation du Roi Lear par le Contemporary Legend au Theatre au Théâtre du Soleil il y a 8 ans !

Avec le soutien du Ministère de la Culture de Taiwan

Récital de Bharatanatyam par Vidhya Subramanian

Mercredi 13 avril 2022 à 20h au Théâtre du Soleil

Présenté sur le grand plateau du Théâtre du Soleil, le déroulement du récital de Bharatanatyam de Vidhya Subramanian, « Margam » qui signifie « chemin » cherche à équilibrer le plus parfaitement possible le nritta (danse pure), l’abhinaya (expression des gestes et du corps) et le nritya (association des deux aspects). La danseuse cherche à recueillir puis canaliser l’énergie de l’univers et des personnes qui l’entourent ; un chemin, une recherche pour atteindre ces moments fugaces de bonheur, de grâce et de félicité.

Après une courte pièce d’invocation, Vidhya entrera dans le varnam, une danse, la plus élaborée mêlant des séquences de danse pure et narratives qui s’alternent, se combinent, pour atteindre un point culminant ou le raga (mélodie), lebhava (émotion) et tala (rythme) sont parfaitement synchronisés.

Vidhya nous emmènera ensuite au cœur de l’émotion avec des poèmes dansés (padam) et nous fera goûter aux innombrables facettes du héros épique Krishna, l’enfant facétieux, le prince, le guerrier et enfin l’amant divin. C’est avec un tillana qu’elle conclura son récital avec joie et virtuosité.

Danseuse de Bharatanatyam, Vidhya Subramanian est une artiste reconnue pour ses chorégraphies d’une grande subtilité, d’une rare charge émotionnelle. Formée au style Vazhuvoor par le grand maître S.K. Rajarathnam et à l’art de l’Abhinaya par la renommée Smt. Kalanidhi Narayanan à Chennaï, elle a gagné l’appréciation du public en Inde où elle a reçu de nombreux titres (« Singar mani », « Natya Arasi », « Yuva Kala Bharati »…). Elle a également dansé sur les scènes de nombreux pays d’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis, en Afghanistan au Kenya et en Russie.

Une artiste complète dont le charisme et la créativité ne sont plus à prouver. A la fois versée dans l’art de la danse, du théâtre mais aussi dans la philosophie et la peinture, elle a participé à de nombreuses créations alliant danse et théâtre. Elle a enrichi son répertoire de bharatanatyam de par la richesse infinie de son expressivité.

Comme chorégraphe elle n’hésite pas à aborder des thèmes très actuels collaborant avec de nombreux artistes : danseurs, musiciens, comédiens. Vidhya a fondé une école de danse et une compagnie appelée « Lasya Dance Compagny » en Californie où elle a vécu de nombreuses années. Après avoir partagé son temps de très nombreuses années entre l’Inde et les Etats Unis, elle décide de s’installer en 2021 dans sa ville natale : Chennaï.

www.vidhyasubramanian.com


Soirée en hommage affectueux à notre amie Milena Salvini, fondatrice du Centre Mandapa, qui nous a quittés le 25 janvier 2022 à l’âge de 88 ans.

Signature du livre de Guy Freixe : L’Acteur et ses doubles

L’Acteur et ses doubles juxtapose esquisses personnelles et études analytiques, a pour objectif de penser le théâtre à partir de l’acteur, dans son rapport au corps, à l’espace, à la musique, au masque, au metteur en scène, aux traditions formelles européennes ou extra-occidentales, mais aussi aux conditions de l’exercice du métier. Ces relations, toujours entrelacées, interrogent les métamorphoses de l’acteur et fondent la poétique et la plasticité de son jeu.

Cet ouvrage vient dans la continuité du parcours d’auteur de Guy Freixe, à la fois comédien, metteur en scène, pédagogue et professeur émérite des universités en arts du spectacle qui, après Les Utopies du masque sur les scènes européennes (prix du Syndicat de la critique, « meilleur ouvrage de théâtre » en 2011), a publié La Filiation Copeau-Lecoq-Mnouchkine, en 2015, aux éditions l’Entretemps, puis Le Corps, ses dimensions cachées (dir. d’ouvrage), en 2017, aux éditions Deuxième époque.

Être un Sorikkun – Stage de Pansori

Stage dirigé par Lee Jaram

Description et objectifs

Le Pansori est une forme d’art traditionnel de Corée, inscrit comme chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité à l’UNESCO. Au même titre que l’opéra en Italie, le Ponsari est un art total populaire, où l’acteur est à la fois, chanteur, danseur, conteur, musicien. Aujourd’hui le Pansori est activement en lien avec les influences contemporaines.

Traditionnellement, une représentation du Pansori se déroule de la façon suivante : en suivant les rythmes joués par un percussionniste (gosu) sur un tambour traditionnel coréen appelé buk, l’acteur-chanteur (sorikkun) raconte l’histoire par le chant et la narration. De nos jours, les récits du Pansori se sont diversifiés en abordant des thèmes contemporains, où les interprètes utilisent de nouveaux accessoires et instruments de musique.

Au cœur du stage, chaque participant pourra découvrir comment passer simultanément du chant à la narration.
L’apprentissage des cinq rythmes de base du Pansori (Jinyang, Jungmori, Jungjungmori, Jajinmori, Utmorii), servira de base pour le travail proprement dit sur « Stranger’s Song », la pièce de Lee Jaram, d’après Gabriel Garcia Marquéz.

L’objectif final de cette formation est que chacun puisse interpréter les scènes de son choix, éventail à la main, après avoir appris les rythmes et les mélodies. Lee Jaram propose au travers de l’expérience du sorikkun d’apporter aux acteurs, de nouvelles perspectives sur l’art d’être présent face au public.

Résultat de notre enquête de satisfaction auprès des participants