Ouverture publique : «De Vassiliev à Stanislavski. La chaîne pédagogique.
Conférence de Georges Chapouthier
Jeudi 6 décembre 2018
Au programme
14h30-18h30 : « Les questions de Stanislavski, aujourd’hui ». Conférence en trois volets de Jean-François Dusigne.
14h30 : « L’école russe d’acteurs : un fil d’expériences depuis Stanislavski. »
16h : « L’Actors Studio : reflet de l’école russe ou voies spécifiques ?
17h : « la perspective inversée d’Anatoli Vassiliev ».
18h30-20h : pause conviviale, avec formule 10€ (borch pirojkis), plus vodka 5€, et… eau gazeuse !
20h-23h : « Constantin Stanislavski : Correspondances ».
Conférence de Marie-Christine Autant-Mathieu, à l’occasion de la parution du livre K. Stanislavski. Correspondance, aux éditions Eur’ORBEM (ies.commandes@orange.fr)
Lecture de lettres de Stanislavski, sélection proposée par MC. Autant-Mathieu, avec Lucia Bensasson, Jean-François Dusigne, Wilfried Bosch, Raphaëlle Saudinos.
Questions et échanges.
Le Premier Matin du Monde
Mythes et cosmologies humaines jusqu’au Big Bang
Les 29 et 30 septembre 2018 au Théâtre du Soleil
Conférence-spectacle poético-scientifique avec Jean-Marc Bonnet-Bidaud, astrophysicien, et Lucia Bensasson, comédienne.
Le Premier Matin du Monde sera joué le samedi 3 novembre 2018 à 17h30 dans le cadre des Rencontres du ciel et de l’espace, Salle Louis Armand, Cité des Sciences et de l’Industrie, 30 avenue Corentin Cariou, 75019 Paris.
Représentations le 29 septembre à 20h30 et le 30 septembre 2018 à 16h au Théâtre du Soleil – Cartoucherie (75012 Paris).
Cosmologie et cosmogonie
Comment le Monde a-t-il été créé ? Quelle est son origine et peut-on comprendre son évolution ? Traditionnellement, on oppose « cosmologie » et « cosmogonie « pour décrire d’une part l’interrogation scientifique sur l’Univers et d’autre part les récits poétiques s’interrogeant sur la nature du monde.
C’est seulement depuis environ un siècle que la science moderne a produit un discours sur l’évolution de l’univers qu’elle nomme « cosmologie » soit au sens étymologique pur « discours sur le monde ».
Notre récit aujourd’hui se nomme «Big Bang» Il retrace les étapes de la création de l’Univers à l’aide de notre compréhension actuelle des lois physiques du monde qui nous entoure.
Si scientifique qu’il paraisse, il fait encore écho avec tout ce qui l’a précédé. Si moderne, et pourtant, si en harmonie avec ce qui a résonné jusqu’à des millénaires avant lui.
Récits de la Création du Monde
Si la révolution scientifique moderne est bien née et s’est développée en Europe à partir du XVIe siècle, elle a également puisé ses racines dans des traditions plus anciennes issues de cultures différentes. Ainsi, la révolution de l’héliocentrisme de Copernic est issue d’une lecture critique de textes grecs anciens, produite par des astronomes persans et arabes, eux-mêmes nourris d’échanges avec l’Inde et la Chine. Notre conception moderne de l’Univers repose ainsi sur une pyramide de savoirs lentement élaborés sur l’ensemble du globe. Paradoxalement, à l’heure de la mondialisation de l’économie et du métissage des sociétés, l’apport des différentes cultures au savoir humain est devenu moins visible et parfois oublié.
Le Premier Matin du Monde retisse ces liens invisibles et expose l’unité qui sous-tend les questionnements essentiels sur la création du Monde dans les différentes cultures (Chine, Inde, Perse, Grèce, Afrique, Amérique centrale), en parallèle avec le Big Bang moderne. Un récit au travers de lectures de textes cosmogoniques anciens et d’évocations visuelles.
Face aux étapes du récit scientifique actuel, le Premier Matin du Monde met en parallèle le contenu de textes anciens pour faire émerger la similitude et la parenté des concepts à la base d’un questionnement essentiel.
Le Premier Matin du Monde est réalisé dans le cadre de la Diagonale Paris-Saclay avec le soutien de la Région Ile de France et développé par le Département d’Astrophysique du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA), en partenariat avec l’Institut d’Astrophysique Spatiale (Université Paris Sud-Orsay), le Service Culturel de la Ville d’Évry, le Théâtre du Soleil, ARTA (Association de Recherche des Traditions de l’Acteur) et l’Université Paris 8 (Scènes du monde, création, savoirs critiques, axe ethnoscénologie).
Participants
Jean-Marc Bonnet-Bidaud est astrophysicien au Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (C.E.A.). Contenus scientifiques et historiques. Fil conducteur scientifiques.
Lucia Bensasson : Actrice comédienne et co-directrice d’ARTA. Lecture des textes.
Animea Studio/ F. Durillon : illustrateur et vidéaste. Vidéos et animation graphique.
Guillaume Duprat : cosmographe. Conception des représentations cosmologiques.
Barbara Noiret est artiste, réalisatrice et scénographe. Conseillère mise en espace.
Jean-François Dusigne : Acteur et professeur, Paris-8 et co-directeur d’ARTA. Conseiller.
Les archétypes masqués de la comédie romaine, la palliata
Le 26 mars 2018 au Théâtre du Soleil, de 10h à 18h
Stage dirigé par Giulia Filacanapa, Guy Freixe, Lucia Bensasson, et Jean-François Dusigne, et organisé en prémisse du colloque international « Le masque à Rome et dans l’empire gréco-romain qui se déroulera le 27 et le 28 mars 2018 à la MSH Paris Nord.
Prérequis des participants
Etudiants de l’Université Paris 8 ayant déjà eu une première formation théâtrale ; une expérience préalable du jeu masqué est souhaitable. S’il est sélectionné, l’étudiant sera amené à apprendre par cœur une ou plusieurs scènes.
N° des participants : 15
La sélection des participants sera faite sur présentation d’une lettre de motivation et d’un dossier de présentation du parcours artistique du candidat à envoyer par mail avant 12 mars.
Objectifs de l’atelier
Appréhender la comédie romaine à partir des principaux types masqués. Et cela dans la continuité de notre approche pluridisciplinaire et internationale d’exploration du masque scénique dans l’antiquité, telle que nous l’avons amorcée dans le colloque sur « Le Masque grec – pratiques scéniques antiques et contemporaines » (MSH de Paris nord, 14-16 mars 2017).
Descriptif de l’atelier
L’Atelier « Les archétypes masqués de la palliata » conduit par Lucia Bensasson, Jean-François Dusigne, Giulia Filacanapa et Guy Freixe, vise à interroger la typologie des masques de la comédie romaine telle qu’elle a été définie dans l’Onomasticum de Pollux. Pour ce faire, nous avons fait appel à trois facteurs de masques (Ferdinando Fallosi, Stefano Perroco et Ma Fu Liang) en leur demandant de travailler à la réalisation des masques des principaux archétypes (une dizaine). Lors de cet atelier les étudiants seront amenés à mettre en jeu ces masques dans une dizaine de scènes de Plaute tirées de 4 comédies : La Marmite, Pseudolus, Les Marchands, Le Soldat fanfaron.
L’observation de l’atelier, garantie pour les participants au colloque, est ouverte au public seulement sous réservation préalable auprès des organisateurs.
Caxambu. Chant, Danse et Tambour : entre l’ancestralité et la contemporanéité
6 février 2018 à 19h30
Conférence animée par Sara Passabon Amorim Artiste performeuse invitée : Rosi Andrade (Association FemmesEnScène) Musicien invité : Paulo Madureira
Le « Caxambu », aussi appelée « Jongo », est une performance afro-brésilienne qui s’est développée à partir des traditions et des mémoires africaines, de la période de l’esclavage et pratiquée par les peuples noirs qui ont combattu et résisté dans communautés traditionnelles (quilombolas) au sud-est du Brésil.
À l’occasion de cette soirée, la chercheuse Sara Passabon Amorim présentera cette pratique culturelle à partir de son analyse de trois groupes de « Caxambu » de la région de l’Espírito Santo au Brésil. Sara établit une relation entre ce type de performance et les danses ethniques de Mozambique, où elle a effectué une partie de sa recherche doctorale, pour réaffirmer la connexion du « Caxambu » avec les peuples Bantu.
Des projections vidéo et une performance seront proposées au cours de cette soirée. Dans une approche mêlant jeu d’improvisation et divertissement, le public sera invité à découvrir et interagir avec le « Caxambu », à travers la danse, le chant et le tambour.
Et pour clore cette soirée le public sera invité à goûter le « Caldinho de Feijão » lié aux traditions afro-brésiliennes.
Créativité et apprentissage de l’improvisation dans la musique carnatique
Le 17 novembre 2019
T.M. Krishna et Emmanuelle Martin
En partenariat avec la Maison des Cultures du Monde – CFPCI dans le cadre du 23e Festival de l’Imaginaire, le Théâtre de la Ville et le Théâtre du Soleil.
T.M. Krishna et Emmanuelle Martin proposent une masterclass aux musiciens et aux mélomanes avides de découvrir l’univers du chanteur et les grands principes de la musique carnatique. Au fil de démonstrations qui feront appel à l’écoute active de chaque participant, ils donneront quelques clés pour appréhender les subtilités de la musique classique sud indienne. Les informations sur le cadre mélodique et la structure de développement du rāga, ainsi que sur la division des cycles rythmique du tāla constitueront autant d’outils pour apprécier cette tradition musicale d’une très grande richesse.
Fidèle au principe indien de transmission orale basée sur la mémorisation et la répétition, le maître et sa disciple illustreront la manière dont le musicien carnatique fait appel à sa créativité pour proposer une performance où s’équilibrent formes composées (kalpita sangīta) et parties improvisées (manodharma sangīta), dans une expression ne manquant jamais de souligner la dimension émotionnelle du chant.
Cette rencontre pédagogique basée sur une écoute guidée à deux voix constitue une chance unique de se familiariser avec l’art vocal carnatique, auprès de l’un de ses meilleurs interprètes et de sa disciple française, une artiste professionnelle engagée également dans la transmission de son savoir.
Danse Bharata Natyam et Musique Carnatique
Masterclass dirigée par Kalpana et Emmanuelle Martin
«La musique et la danse sont deux arts qui ont une étroite liaison ensemble. »Molière
Il y a la musicalité comme lien direct entre la danse et la musique. Il y a aussi la musicalité intérieure visible mais non audible.
S’initier à la Musique Carnatique quand on pratique le Bharata Natyam est indispensable pour vivre la musique de l’intérieur, comprendre les compositions sur lesquelles s’appuient et sont construites les chorégraphies et appréhender ce lien étroit qui se tisse tout au long d’un récital entre la musique et la danse, entre le danseur et les musiciens.
Emmanuelle vous proposera d’aborder la voix avant tout chose. Quelque soit la mélodie, la composition, rien ne sert de chanter si la voix n’est pas placée. Chercher et trouver une voix ouverte, qui sonne pleinement et reflète la dimension de l’être. Adopter une posture juste, ancrée, stable et détendue. Apprendre à écouter. Prendre conscience de l’espace sonore, écouter les swaras (notes), accueillir la musique.
Après un échauffement afin de préparer le corps à la posture du Bharata Natyam, Kalpana vous proposera d’entrer dans la danse en pratiquant les adavus : petites unités chorégraphiques. Ces adavus se définissent par une posture, des positions de pieds, des mouvements de jambes, associés à de nombreuses combinaisons de bras et des gestes de mains (hastas). Ces familles d’adavus se pratiquent sur des syllabes rythmiques. Ces syllabes doivent être mémorisées en même temps que les pas, il ne s’agit pas de les réciter mais bien de les faire sonner, nous travaillerons sur l’articulation et la sonorité, la résonance de ces syllabes.
A un niveau plus avancé, nous entrerons dans un extrait de Tillana pour étudier et vivre cette relation étroite entre la musique et la danse. Dans cette pièce vive, joyeuse et brillante qui conclut un récital de Bharata Natyam nous verrons comment sont développées rythmiquement toutes les possibilités d’un thème musical.
Emmanuelle vous parlera donc des ragas (mélodies) et des talas (cycles rythmiques), vous apprendrez avec elle le thème musical et nous étudierons comment les différentes séquences dansées sont construites sur cette phrase répétées tout au long de la danse. Certains chanteront pendant que les autres dansent et vis versa.
Enfin nous entrerons dans la partie narrative de la danse. Kalpana vous proposera un travail en Abhinaya sur le thème des Navarasas : les 9 saveurs. Les émotions et les sentiments mis en scène sont analogues à ceux de la vie de tous les jours, mais ils sont détachés du contexte « psycho-affectif » dans lequel ils sont plongés quotidiennement. Investie d’une dimension « extra-quotidienne », la représentation artistique de ces sentiments est destinée à éveiller un état mental, qui le prépare à la délectation du rasa.
Tantôt le mouvement sert à interpréter une musique, le danseur exprime corporellement ce qui se dégage de la musique, tantôt la musique déclenche les émotions du danseur. Ici encore, nous travaillerons en parallèle la danse et la musique à partir d’une composition en Ragamalika (guirlande de ragas), sur des extraits d’une chorégraphie de Kalanidhi Narayanan.
ARTA fête ses 30 ans !
Les 25, 26 et 27 octobre 2019
ARTA fête ses 30 ans avec trois jours de portes ouvertes ! Instants de théâtre, de danse, films, musique, effervescence des cultures : l’esprit et la démarche de l’école avec celles et ceux qui l’ont traversée.
Événement ouvert à toutes et à tous
C’est en avril 1989, qu’ARTA a tout d’abord invité, depuis Bali, I Made Djimat, assisté de Cristina Wistari, à donner à la Cartoucherie leur premier stage de Topeng. Ils furent suivis en mai par l’indienne Kalanidhi Narayanan, assistée de Florence Auboux, pour un stage de «Bharata Natyam, abhinaya» ; puis en octobre par Zhang Chunhua, assisté de Chen Shufang pour Jingju (opéra de Pékin).
Nourrie par son expérience d’actrice au Théâtre du Soleil, Lucia Bensasson, encouragée par Ariane Mnouchkine, eut l’initiative de cette école « autre », ouverte aux grandes traditions d’acteurs à travers le monde. Fondée avec Claire Duhamel, ARTA fut d’emblée soutenue par le Ministère de la Culture. D’abord nomade, accueillie tour à tour par les cinq théâtre de la Cartoucherie, l’Aquarium, le Chaudron, l’Epée de Bois, le Soleil et la Tempête, ARTA put grâce à la Ville de Paris occuper jusqu’à aujourd’hui la maison blanche, réhabilitée. A partir de 1994, ont pu ainsi se multiplier ses activités dirigées vers la transmission, l’entraînement, la recherche et l’enrichissement artistique de l’acteur, « sans frontière », pouvant être aussi chanteur, musicien, danseur…
ARTA a tour à tour été présidée par Paul-Louis Mignon, Louis Joinet, puis Georges Banu. Depuis 1999, Jean-François Dusigne (ancien acteur du Théâtre du Soleil et professeur à l’université Paris 8), a succédé à Claire Duhamel pour poursuivre avec Lucia Bensasson le développement d’ARTA : tous deux en sont les directeurs artistiques. Ils sont assistés de Giulia Pesole pour l’administration et la communication.
Stimulant la découverte, les rencontres et les croisements entre pratiques scéniques du monde entier, ARTA invite à s’exercer autrement. Les traditions asiatiques et indiennes nous apprennent qu’il faut commencer par faire. Faire d’abord parler les corps. Et, par l’expérience de la scène, connaître, au contact de « personnes remarquables » issues des différents continents.
A travers le flux vivant des traditions, qu’elles soient asiatiques, européennes, russes, africaines ou américaines, il ne s’agit plus seulement de connaître les formes, mais de les éprouver, d’en maîtriser certaines, pour pouvoir consciemment jouer avec. L’expérimentation entre traditions et modernité vise à développer de nouveaux outils, ouvrir des voies, pour répondre concrètement aux défis et enjeux de la création contemporaine.
Vers un acteur-créateur
Nous cherchons à faire éclore des acteurs, qui pourraient disposer de la plus large palette, des poètes visionnaires à l’esprit voyageur, pouvant être tour à tour danseurs, chanteurs, marionnettistes… Des acteurs capables de passer aisément de la scène à l’écran sans donner la pénible impression de faire le grand écart…
Les asiatiques nous apprennent à nous glisser dans des partitions scéniques. Auprès des russes, nous avons pu nous exercer à chercher les impulsions d’action et les moteurs dramaturgiques. En suivant le flux des textes, nous pouvons nous laisser porter par l’énergie des rôles…
A la croisée des grandes sources de jeu, nous cherchons moins à former au théâtre tel qu’il est qu’à préparer un théâtre tel qu’il pourrait être.
C’est en effet une certaine idée de l’acteur qui se développe à ARTA : un acteur-créateur, non seulement interprète, mais joueur, capable d’être « force de proposition » :
Soit pour dépasser les attentes d’un metteur en scène, le surprendre, les acteurs doivent se rendre conscients des voies créatrices qu’ils empruntent.
Soit pour acquérir les capacités d’une réelle collaboration au sein d’une équipe ou d’un collectif.
Amenés à développer leur intentionnalité, avec les facultés de disponibilité (écoute, perception), et celles d’interaction, d’adaptation, d’anticipation, les acteurs sont invités à se confronter à des méthodes de travail qui peuvent leur être inhabituelles : ces expériences concrètes leur permettront ensuite de mieux répondre aux différents processus déployés lors d’une création, sans cesse réinventés.
Notes sur l’auctorialité de l’acteur, stage conduit par Emma Dante
Notre mission : accompagner, guider, stimuler
L’accompagnement, le dialogue avec les maîtres invités par ARTA, l’initiation et le croisement de traditions scéniques étrangères vise à aider chacune et chacun à cultiver son propre terreau créatif.
Lieu d’exercice et de maturation, notre école internationale entend créer le climat pour que chacun, chacune puisse par l’implication pratique tracer son chemin en apprenant à manœuvrer par tous les vents…
Et pour les « passeurs d’expériences », l’enjeu de la transmission consiste à accompagner à la maîtrise exigeante d’outils et de techniques, tout en incitant à ne pas se contenter des savoir-faire, voués à leur propre dépassement, dans la mesure où, par exemple, la dramaturgie se réinvente en permanence, avec l’extension de ses potentialités rhapsodiques.
L’appropriation sensible et poétique des nouvelles technologies est aussi à considérer.
De manière transversale, ARTA est enfin le lieu où penser le théâtre autrement, en explorant par exemple différentes modes relationnels avec les publics, soit dans le cadre convivial des théâtres, soit dans le tissu urbain, pour des expériences partenaires dans la ville, telles que théâtre immersif, in situ, dans les écoles, hôpitaux, prisons.)
Kelucharan Mohapatra avec Jean-François Dusigne et Lucia Bensasson
Régénérer, explorer, transmettre : du temps pour se mettre ou se remettre à l’école…
Nous voulons renouer avec ce qui fut aussi le principe moteur des théâtres d’art européens : offrir des temps indispensables de mises entre parenthèses, pour dans l’intervalle des créations, se remettre à l’école et chercher, imaginer ; se libérer des habituelles contraintes de production de la « machine à monter des spectacles » (qui hantait déjà Copeau), pour ne pas se laisser piéger par la routine et pouvoir se risquer à inventer, sans exploiter toujours les mêmes ficelles…
Le théâtre comme lieu d’Expérience de la rencontre
Dans un monde saturé d’images, le théâtre invite à renouer avec l’écoute, à prendre le temps de la relation sensible.
La Rencontre, dans le sens phénoménologique du terme, nous rappelle que le corps pense, et qu’on pense en bougeant.
Ensemble, porter attention au détail, pour considérer l’immensité, traverser le temps, voyager entre ici et ailleurs, mettre en jeu ce qui nous échappe, sonder les contradictions humaines, éclairer notre présence au monde.
Communication : Giulia Pesole, Marco Serena, Chiara Paoli Scénographie : Federica Buffoli Technique : Thibaut Fernandez Restauration : Clément Bonnet-Bidaud et Nina Traub de La Cantine de Verre
ARTA remercie tous les artistes et les participants mentionnés dans le programme, Marcus Borja et son équipe : Ayoub Bara, Laura Besenbruch, Aleksandra Betanska,Yoanna Bolzli, Tristan Bowles, Zélie Brault, Lola Burbail, Émilie Bouyssou, Sophie Canet, Baptiste Carrion-Weiss, Claïna Clavaron, Beatriz Coimbra, Etienne Cottereau, Thomas Da Costa, Simon Dartois, Jordan Dogo, Solomon Elechi, Martine Flé, Michèle Frontil, François Gardeil, Harshvardhan Garg, Nicolas Godart, Baptiste Gonthier, Lucas Gonzalez, Marine Gramond, Ada Harb, Lucie Hennebert, Loïc Heurteaut, Magda Ioannidi, Mathieu Jeammet, Nicolas Jean-Brianchon, Adèle Journaux, Marion Kergourlay, Fanny Laborie, Maxime Le Godec, Léa Lelièvre, Ysée Lienart, Jean-Max Mayer, Antoine Maitrias, Ndiémé Mbengue, Loïc Mbia, Hugo Merck, Nathan Moreira, Joseph Morgan, Lucas Mortier, Alexandre Nicot, Milla Nizard, Elena Packhäuser, Josias Padilha, Loyan Pons de Vier, Clément Pradillon, Edouard, Rérolle, Lucie Rouxel, Laïs Salameh, Milena Sansonnetti, Benjamin Sulpice, Pierre Sutra, Eva Thicot, Rose Walls, Emeline Weickmans, Mathias Youb, Sophie Zafari.
ARTA remercie également les amis du Théâtre du Soleil, du Théâtre de la Tempête, Cécile Atlan, Anne Di Duca et Florence Hinard pour leur aide et soutien.
Présentation du livre «Les Théâtres documentaires»
De plus en plus présentes sur les scènes actuelles dans le monde, les formes documentaires ont contaminé tous les domaines du spectacle vivant. Quels rapports entretiennent les artistes de théâtre au document en tant qu’objet instable, protéiforme, problématique ? Cet ouvrage tente d’éclairer autant que possible l’immense nébuleuse des théâtres dits « documentaires » et constitue aussi bien un support de connaissance pour les chercheurs qu’un encouragement à la création pour les inventeurs de théâtre.
Dans cet ouvrage, l’analyse des formes contemporaines est reliée au fil historique qui se déploie à partir de la Première Guerre mondiale, et se penche aussi sur d’autres domaines artistiques et médiatiques.Les auteurs se sont appuyés sur l’étude de spectacles significatifs en France, en Europe, et ont élargi le champ d’investigation à l’Amérique du Nord, à l’Amérique latine et au Moyen-Orient. Le lecteur trouvera également des encadrés thématiques (extraits de publications, paroles d’artistes) et pourra ainsi découvrir les expériences et réalisations d’une grande variété de groupes ou d’artistes (parmi lesquels Sergueï Tretiakov, Living Newspapers, Peter Weiss, Joan Littlewood, Gianina Cărbunariu, Rimini Protokoll, BERLIN, Mapa Teatro, Kris Verdonck, Katie Mitchell, Rabih Mroué et Lina Saneh, etc.).
En souvenir de notre ami Louis Joinet
« Je suis un facilitateur », aimait répéter Louis Joinet. Un juste, homme d’engagement, et de passion, ami, homme de parole. Digne indigné, disciple de Stéphane Hessel, Louis Joinet eut pour vertu l’écoute, attaché à prendre tous les risques du dialogue. Témoin des côtés les plus obscurs et contradictoires de l’humain, il nous partagea sa vitalité, son sens de l’humour, sa clairvoyance et sa malice. Veilleur éclairé, peu soucieux
Initiation à l’art du tambour coréen par Gyun Eun-gyong
Dans le cadre du Festival K-VOX / Voix Coréennes
Six heures de découverte des tambours coréens ; stage d’initiation ouvert à tous, professionnels et non professionnels, musiciens et non musiciens, pour entrer concrètement dans cet univers des percussions coréennes issu d’une incroyablement riche tradition populaire, guidé par une des grandes maîtres de la jeune génération.
Gyun Eun-kyung, alias Sobodang : jeune artiste, brillante représentante d’une nouvelle génération de gosu féminines, elle a obtenu le titre de « dépositaire de l’art du gosu, patrimoine immatériel culturel n°17 », et a reçu en 2017 le Grand prix au Concours national de percussionnistes de Corée, catégorie « gosu virtuose ». Membre de l’Association de culture et d’arts traditionnels coréens, elle enseigne son art dans les universités Jeonnam (Gwangju, dans le Jeolla) et Dongguk (Séoul), et achève à l’université Hanyang (Séoul) un doctorat consacré aux musiques traditionnelles coréennes.