J’en ai assez d’être assis dans ce tableau, je sors.
Le 8 décembre 2007 de 11 h à 18 h à ARTA
Journée portes ouvertes autour de la transmission du théâtre de Tadeusz Kantor
À l’occasion du 17e anniversaire de la mort de Tadeusz Kantor, l’association Le Retour d’Ulysse propose une journée d’événements consacrée à la mémoire de cet artiste polonais disparu en 1990. La manifestation s’articule autour d’expositions, de lectures et de projections en présence de nombreux témoins, amis, critiques du théâtre Cricot 2.
Présentation de L’acteur naissant – La passion du jeu
Juin 2008
Un essai de Jean-François Dusigne publié aux Editions Théâtrales
À travers les histoires qui jalonnent le parcours d’un acteur, expériences qui amènent celui-ci à faire ses propres découvertes, ce livre apporte quelques réponses concrètes aux multiples questions du métier : comment se rendre disponible, comment cerner un conflit de jeu et faire évoluer une situation, comment laisser surgir ou canaliser ses émotions, comment aborder organiquement les textes, comment travailler ses rôles ?…
Cycle de conférences d’Anatoli Vassiliev en prélude au stage de 2009 “ La parole action ”
Automne 2008
Ateliers hebdomadaires
« Le souffle de la parole, entraînement au plaisir du dire »
Le mardi de 11 h à 13 h
Atelier dirigé par Jean-François Dusigne
Comment s’entraîner sur les textes ? Comment aborder un rôle sans l’enrober de sauce indigeste ? Sans plaquer dessus un ton apprêté ? Comment différencier les auteurs, comment distinguer les multiples voix qui parcourent une œuvre ? Tout être a un corps, une chair, un comportement qui lui sont spécifiques : le débit, les inflexions, le timbre et le grain de sa voix varient selon les situations.
Chaque action, même la plus infime, engage un certain type de tension. Suivant l’événement rencontré, le cœur bat plus ou moins vite. L’organisme ne cesse de s’adapter, de changer de dynamique. Commencer par respirer organiquement le texte, en portant son attention sur le souffle qu’il requiert, conduit à cerner le rythme propre de celui qui « écrit à voix haute ».
Plutôt que de s’appesantir sur les mots, il s’agit de suivre leurs impulsions, libérer les énergies, soutenir le flux, laisser résonner.
Préciser le regard, parler à voix haute en engageant tout le corps dans l’espace, ponctuer, syncoper, articuler les rythmes du mouvement et de la parole. Bouger, évoluer, rebondir, se laisser inspirer. Intéragir avec l’autre, dans le plaisir du dire et de la joute orale…
Rythme et voix
Les mardis, de 18h à 20h
Atelier dirigé par Frédéric Ligier
Cet atelier vise à aider chacun à révéler son potentiel musical, à approfondir les acquis personnels et à accompagner d’éventuels projets. Il s’agit de développer l’autonomie de l’interprète : l’aider à prendre lui-même conscience du chemin qu’il veut découvrir et des éléments techniques qu’il doit acquérir ou affiner pour réaliser son chant intérieur. L’improvisation vient compléter les exercices fondamentaux dans la perspective d’explorer isolément ou conjointement les paramètres suivants : .nature du son, acoustique, attaque, résonance…
pulsation, tempo, accentuation, appuis, développement rythmique, mesure, carrure, cycle…
mélodie, ornementation, contrepoint, harmonie…
structure, forme musicale…
Avec les comédiens ou les chanteurs, les éléments précédents sont mis en relation avec des textes et leur mise en espace : prise de conscience des relations mélodiques et rythmiques du texte, synchronisation ou non avec la musique, déplacements en fonction du tempo, du rythme.
« Le jeu masqué, avec ou sans masques »
le mercredi de 10 h 30 à 12 h 30
Atelier dirigé par Lucia Bensasson
« En improvisant aux côtés des acteurs balinais avec lesquels nous n’avions ni langue ni référence culturelle communes, nous nous apercevions que les codes de jeu que nous recherchions étaient universels. Quand un acteur balinais met le masque de Pantalon et se lance dans une improvisation dans laquelle un acteur français peut entrer sous le masque d’Arlequin, chacun peut alors réaliser combien la Commedia dell’arte est vivante. Car le masque conduit sur le rivage d’un théâtre théâtral ».
Cet atelier se propose d’explorer le principe du jeu masqué, avec et sans masque, et d’en comprendre les lois. Alternant récit et improvisation de situations, le travail s’appuiera sur des extraits de textes dramatiques et des canevas.
Le corps en scène
De 10h à 12h les vendredis
Atelier dirigé par Philippe Ducou
Les thèmes abordés au cours des ateliers : Corps relâché, corps en éveil, le sol partenaire, l’animalité, action et réaction, passer d’un état de corps à un autre, l’état de corps nécessaire à une action, de l’immobilité à l’acte, de l’acte à l’immobilité, jaillir. Corps en relation, corps qui construit en dialogue, la proximité ou le lointain de l’autre, la chair, l’aura, la prise de l’autre, l’étreinte, violence et douceur, éros et thanatos. Corps qui se représente, corps en représentation, l’avant entrée en scène, le corps théâtral, l’espace à prendre, le rituel et le chaos, Apollon et Dionysos.
L’expérience balinaise
Depuis 2002, Frédéric Tellier a suivi tous les stages avec Cristina Wistari. Il apporte ici son témoignage.
2002-2008 : six années de rendez-vous arrachés au mouvement toujours trop pressé du temps de la création. Pour un moment se poser et se ressourcer. Puiser à l’étrange et si précieuse source balinaise, les secrets d’un « corps scénique » littéralement extra-ordinaire. L’enseignement dispensé par Cristina Wistari Formaggia était en tous points conforme à la plus classique des traditions balinaises mais avec cette qualité rare d’y associer une analyse systématique du geste chorégraphique, à laquelle les Balinais n’ont pas nécessairement recours.
Parce qu’elle avait elle-même accompli ce voyage de l’Occident vers l’Orient, façonnant au fil des ans son corps auprès de l’un des grands danseurs balinais de ces dernières décennies, Cristina pouvait accompagner ses élèves sur ce rigoureux et exigeant chemin de patience et de passion. Ici même en Europe, lorsqu’elle y venait donner un stage, ou à Bali pour ceux qui la retrouvaient sur la terrasse de son humble mais délicieuse maison de bambou, nichée au creux d’un jardin-écrin de fleurs et plantes luxuriantes qu’elle aimait.
Pour les praticiens de la scène occidentale, la première confrontation avec les masques de topèng a parfois lieu hors de toute référence à la tradition balinaise : nous savons depuis La Conférence des Oiseaux, mise en scène par Peter Brook, que le masque de topèng peut supporter l’ex-tradition pour trouver place dans certains spectacles créés en Occident et, plus souvent encore, dans certains stages où le masque est instrument pédagogique à la recherche d’un jeu concret-stylisé à découvrir ou réinventer.
Pour Cristina, point de corps masqué qui ne soit d’abord passé par l’apprentissage chorégraphique du topèng keras : à Bali, comme souvent sinon toujours sur le continent asiatique, l’on ne saurait être acteur sans être également et même avant tout danseur. Le topèng keras est un masque entier et noble, il est un homme d’armes ou chevalier. La structuration du corps martial, modelé comme celui d’une marionnette à tige, et la géométrie du corps dans l’espace enseignent à l’élève les règles nécessaires et incontournables, préalable indispensable au port de tout autre masque.
Il faut sans doute ici rappeler que le topèng est un théâtre dansé et masqué qui appartient au répertoire des danses classiques de Bali, tout comme le gambuh auquel Cristina avait consacré tant d’énergie à sa préservation et transmission. Il s’agissait donc de tenter humblement de nous glisser dans un moule qui préexiste à toute velléité de jeu ou d’interprétation. Quand la forme est acquise, l’originalité et l’individualité germent. Donc fort longtemps après les premiers pas maladroits…
Sous la direction attentive et généreuse de Cristina, je retrouvais des sensations physiques et émotionnelles de mon enfance, me rappelant les heures passées à la barre et devant le miroir. Mais ici point de miroir sinon celui de l’enseignante elle-même, infatigable à nous renvoyer, par sa propre image, le dessin du corps et l’énergie du mouvement, les rythmes de la danse et de la figure ou personnage – ce topèng keras, archétype surgi du fond des âges et tendant la main, de l’autre bout du monde, à nos propres figures littéraires de chevaliers, tels Roland ou Tancrède.
Cependant rien de commun avec le ballet classique occidental dont l’esthétique est radicalement opposée à celle des danses classiques balinaises. Là où l’Occident exige la courbe et la ligne, espère l’arrachement du sol et aspire à l’envol, Bali privilégie le geste angulaire et l’ancrage dans la terre, la plante du pied nu bien posée au sol, le genou constamment fléchi et la colonne cambrée. Aussi nos corps – évidemment culturels ! – peinaient à se prêter aux canons classiques balinais et nous mesurions l’étendue du chemin à parcourir mais sans amertume ni découragement, soutenus toujours par la ténacité de Cristina.
Nous (re)découvrions certaines grandes lois de la science empirique du théâtre – car le topèng est aussi et totalement théâtral, ce qui le différencie encore de notre propre tradition classique de danse. Ainsi la loi d’opposition entre keras et manis, autrement dit « fort-vigoureux et délicat-raffiné », cette dualité fondamentale organise tout le corps de l’acteur-danseur balinais et toutes les composantes de la représentation. Elle crée une tension et un conflit permanents qui sont l’essence même du jeu théâtral. Si Cristina n’était pas avare de ce genre d’explications, elle savait que le plus riche des enseignements est celui qui s’éprouve physiquement.
Et il était effectivement passionnant d’éprouver par le corps ces lois ancestrales du jeu et de la danse : quelle épreuve en effet ! sans doute nous souviendrons nous longtemps, avec le sourire aux lèvres, de ces cuisantes douleurs musculaires aux épaules et de nos cuisses meurtries par les heures de position semi-pliée ! mais quelle joie de nous voir lentement, très lentement, avancer vers un état éblouissant de l’art théâtral et chorégraphique, parfois désespérés de savoir qu’il resterait inatteignable et enthousiasmés, plus encore, par les minuscules avancées qui furent les nôtres.
Enthousiasme que Cristina savait dispenser avec une égale sévérité et bonne humeur, sachant nous arrêter quand il était nécessaire et nous pousser au-delà de nos limites au moment le plus propice. Enthousiasme, partagé par le maître et l’élève, au sens grec ancien du mot : enthusiasmos – « transport divin » ! mais trans-port ô combien incarné ! inscrivant une empreinte plus forte à chaque étape de ce long apprentissage dont nos compagnons de route constataient, lors de notre propre travail de création, la marque puissante et subtile…
(Ma) chère Cristina, je t’embrasse du fond du coeur, toi qui fut et restera plus qu’un maître ou professeur : une amie, une grande soeur, un modèle d’humanité, un repère… puisse ce que tu as semé de par le monde germer et essaimer à son tour.
— Frédéric Tellier, octobre 2008
L’entraînement régulier
La parole en mouvement
Le mardi de 11 h à 13 h
Atelier dirigé par Jean-François Dusigne
Comment s’entraîner sur les textes ? Comment aborder un rôle sans l’enrober de sauce indigeste ? Sans plaquer dessus un ton apprêté ? Comment différencier les auteurs, comment distinguer les multiples voix qui parcourent une œuvre ? Tout être a un corps, une chair, un comportement qui lui sont spécifiques : le débit, les inflexions, le timbre et le grain de sa voix varient selon les situations.
Chaque action, même la plus infime, engage un certain type de tension. Suivant l’événement rencontré, le cœur bat plus ou moins vite. L’organisme ne cesse de s’adapter, de changer de dynamique. Commencer par respirer organiquement le texte, en portant son attention sur le souffle qu’il requiert, conduit à cerner le rythme propre de celui qui “ écrit à voix haute ”.
Plutôt que de s’appesantir sur les mots, il s’agit de suivre leurs impulsions, libérer les énergies, soutenir le flux, laisser résonner.
Préciser le regard, parler à voix haute en engageant tout le corps dans l’espace, ponctuer, syncoper, articuler les rythmes du mouvement et de la parole. Bouger, évoluer, rebondir, se laisser inspirer. Intéragir avec l’autre, dans le plaisir du dire et de la joute orale…
Rythme et voix
Les mardis, de 18h à 20h
Atelier dirigé par Frédéric Ligier
Cet atelier vise à aider chacun à révéler son potentiel musical, à approfondir les acquis personnels et à accompagner d’éventuels projets. Il s’agit de développer l’autonomie de l’interprète : l’aider à prendre lui-même conscience du chemin qu’il veut découvrir et des éléments techniques qu’il doit acquérir ou affiner pour réaliser son chant intérieur. L’improvisation vient compléter les exercices fondamentaux dans la perspective d’explorer isolément ou conjointement les paramètres suivants : .nature du son, acoustique, attaque, résonance…
pulsation, tempo, accentuation, appuis, développement rythmique, mesure, carrure, cycle…
mélodie, ornementation, contrepoint, harmonie…
structure, forme musicale…
Avec les comédiens ou les chanteurs, les éléments précédents sont mis en relation avec des textes et leur mise en espace : prise de conscience des relations mélodiques et rythmiques du texte, synchronisation ou non avec la musique, déplacements en fonction du tempo, du rythme.
Ateliers portes ouvertes
Le mardi 30 juin à 19h
Présentation publique d’esquisses de l’ensemble des ateliers.
Le récit et le masque. Cinq cycles de trois journées
Atelier dirigé par Lucia Bensasson
Les textes seront extraits d’Œdipe roi de Sophocle, Œdipe sur la route d’Henri Bauchau et Incendies de Wajdi Mouawad.
1er week-end : 13/02 de 15h à 18h, 14/02 de 11h à 18h, 15/02 de 11h à 18h. 2ème week-end : 17/04 de 15h à 18h, 18/04 et 19/04 de 11h à 18h. 3ème week-end : 27/06 de 11h à 18h, 28/06 de 11h à 18h. 4ème week-end : 25/09 de 15h à 18h, 26/09 de 11h à 18h, 27/09 de 11h à 18h. 5ème week-end : 20/11 de 15h à 18h, 21/11 et 22/11 de 11h à 18h.
Le corps en scène
De 10h à 12h les vendredis
Atelier dirigé par Philippe Ducou
1ère session : 13/02, 20/02, 27/02, 06/03, 13/03, 20/03, 27/03. 2ème session : Week end du 21 et 22 mars (horaires à préciser). 3ème session : 15/05, 22/05, 29/05, 05/06, 12/06, 19/06, 26/06
Corps relâché, corps en éveil, le sol partenaire, l’animalité, action et réaction, passer d’un état de corps à un autre, l’état de corps nécessaire à une action, de l’immobilité à l’acte, de l’acte à l’immobilité, jaillir. Corps en relation, corps qui construit en dialogue, la proximité ou le lointain de l’autre, la chair, l’aura, la prise de l’autre, l’étreinte, violence et douceur, éros et thanatos. Corps qui se représente, corps en représentation, l’avant entrée en scène, le corps théâtral, l’espace à prendre, le rituel et le chaos, Apollon et Dionysos.
Le Creuset
Il est ouvert gratuitement aux personnes ayant déjà participé à au moins un stage à ARTA ou fréquentant régulièrement les ateliers d’entraînement hebdomadaires.
Son objet est d’entrelacer différentes textures, gestuelles, parlées ou chantées, qui ont pu être travaillées séparément en stage ou en atelier. Faire intéragir la respiration, le mouvement et la voix dans l’espace, en dialogue avec la musique. Notre intention est de combiner, en se les appropriant, différents « katas ». (En référence aux arts japonais, nous appelons « katas » les enchaînements précis d’actions, mouvements répétitifs conçus initialement comme exercices d’entraînement.) Comment articuler ainsi tel phrasé ou telle mélodie avec tel mouvement dansé ; comment parler, chanter, bouger et chanter sur différents rythmes, tout en s’adaptant à ce qui survient, tout en étant ouvert aux partenaires ?
Nos tissages poétiques doivent servir de tremplins sensibles à l’imagination pour que, sur le plateau, l’acteur se fasse passeur de légendes.
Ce processus de travail en esquisses donnera lieu à des présentations publiques. Pour y participer, nous consulter.
L’entraînement régulier
Les impulsions du texte
Les lundis, de 18h à 20h
Atelier dirigé par Jean-François Dusigne
Paroles en résonance
Comment s’entraîner sur les textes ? Comment mettre en mouvement l’écrit ? Comment aborder un rôle sans l’enrober de sauce indigeste ? Comment distinguer les multiples voix qui parcourent une œuvre ? Tout être a un corps, une chair, un comportement qui lui sont spécifiques : le débit, les inflexions, le timbre et le grain de sa voix varient selon les situations. Chaque action, même la plus infime, engage un certain type de tension. Suivant l’événement rencontré, le cœur bat plus ou moins vite. L’organisme ne cesse de s’adapter, de changer de dynamique. Commencer par respirer organiquement le texte, en portant son attention sur le souffle qu’il requiert, conduit à cerner le rythme propre de celui qui « écrit à voix haute ».
Plutôt que de s’appesantir sur les mots, il s’agit de suivre leurs impulsions, libérer les énergies, soutenir le flux, laisser résonner. Préciser le regard, engager voix et corps dans l’espace, ponctuer, syncoper, articuler ou dissocier les rythmes du mouvement et de la parole. Bouger, évoluer, rebondir, se laisser inspirer. Intéragir avec l’autre, dans le plaisir du dire et de la joute orale…
Jouer l’intime à ciel ouvert
Dans une perspective de mise en jeu, nous aborderons ainsi poèmes, monologues et dialogues. Nous ne nous contenterons pas de travailler texte en main, il faudra mémoriser pour laisser la parole « se décanter », et se rendre libre d’agir en scène en corps et en voix. Dans la perspective de cheminer ensemble jusqu’à une possible réalisation, il est demandé de s’engager à l’assiduité.
Improvisation musicale
Les mardis, de 18h à 20h
Atelier dirigé par Frédéric Ligier
Cet atelier vise à aider chacun à révéler son potentiel musical, à approfondir les acquis personnels et à accompagner d’éventuels projets. Il s’agit de développer l’autonomie de l’interprète : l’aider à prendre lui-même conscience du chemin qu’il veut découvrir et des éléments techniques qu’il doit acquérir ou affiner pour réaliser son chant intérieur.
L’improvisation vient compléter les exercices fondamentaux dans la perspective d’explorer isolément ou conjointement les paramètres suivants :
nature du son, acoustique, attaque, résonance…
pulsation, tempo, accentuation, appuis, développement rythmique, mesure, carrure, cycle…
mélodie, ornementation, contrepoint, harmonie…
structure, forme musicale…
Avec les comédiens ou les chanteurs, les éléments précédents sont mis en relation avec des textes et leur mise en espace : prise de conscience des relations mélodiques et rythmiques du texte, synchronisation ou non avec la musique, déplacements en fonction du tempo, du rythme.
Pratique interne du Kalarippayat
Les mercredis, de 18h30 à 20h
Atelier dirigé par Cécile Gordon
Danseuse de formation, Cécile Gordon fût initiée en 1983 au Kalarippayat par le Maître Govindan Kutty Naïr en Inde au C.V.N. Kalari de Trivandrum. Elle a développé une pédagogie particulière et appropriée aux Européens afin qu’ils puissent aborder plus précisément le sens profond de ces techniques ancestrales, ceci sans dénaturer l’essence même de cette discipline. Ce sont des exercices simples et précis permettant de sentir le lâcher-prise des charnières : bassin, genoux, épaules, etc… indispensables à la fluidité des mouvements du Kalarippayat et qui permettent une efficacité sans violence.
Un art sacré
Témoignage encore vivant du code de vie et d’honneur des Nayar (caste des guerriers), le Kalarippayat est considéré comme l’un des arts martiaux les plus anciens. Ses origines dateraient de la fondation de l’état du Kérala, en Inde du Sud.
Le corps en scène
Les vendredis, de 10h à 12h
Atelier dirigé par Philippe Ducou
Sur scène : le corps partenaire, complice, ami, confident, soutien mais aussi étranger, inconnu, capricieux, versatile, dangereux, sans foi ni loi, ennemi.
De quelque manière qu’on regarde le corps, son corps, reste un animal curieux aux actions et réactions parfois imprévisibles qui peuvent nous apporter grâce comme désarroi. Cette relation par nécessité intime et obligatoire nous fournit multiples anecdotes que nous gardons précieusement pour les soirées où jeunes et vieux combattants s’échangent leurs faits d’armes risibles, poétiques ou tragiques. Cela commence avant et cela se termine après. L’énergie de la préparation, le moment précédent l’entrée sur scène, l’énergie d’après sont autant de situations propres à dérouter l’acteur.
Connaître mieux son corps ? Pas suffisant. Le maîtriser ? Encore moins. L’appréhender ? Peut-être . Lui laisser sa place et le reconnaître ? Certainement.
Danseur interprète, chorégraphe, j’ai ressenti la diversité de ces états, le questionnement qui en découle et le travail nécessaire pour avoir quelques bribes de solutions. Et si le danseur peut trouver dans son apprentissage quotidien des chemins à découvrir, l’acteur se trouve souvent démuni. Ma proximité avec le théâtre m’a permis d’en appréhender les désirs et les exigences physiques. Du training à la recherche spécifique d’un mouvement en passant par l’entretien, la régulation des énergies, le dynamisme d’un corps, la poétique de danse, le corps parle, parfois trop et sans qu’on lui demande, parfois trop peu alors qu’on le supplie.
Le récit et le masque
Du 14 au 16 janvier 2011
Atelier dirigé par Lucia Bensasson
Les Médecins de Molière
Si je dois jouer un personnage, je dois toujours chercher en lui Brighella ou Pantalon, parce que ces masques théâtraux existent dans chaque personnage, c’est l’unique tradition théâtrale. Elle existe chez Shakespeare et partout ailleurs. Il faut les chercher. Il peut y avoir sur le thème cent variations différentes, mais chez tout auteur dramatique authentique, nous trouverons ces masques-là… Meyerhold.
Le cycle portera sur des extraits de trois farces de Molière. L’Amour Médecin, Le Médecin volant, Le Médecin malgré lui.
Conseils pratiques pour les stagiaires
Il est demandé d’apporter une tenue souple :
Pantalon long et large laissant les jambes et le bassin libres.Tee-shirt à manches longues ou trois-quart.
Le travail se fait en chaussons de danse ou chaussons chinois
Chaque stagiaire devra apporter un collant noir pour les masques de Commedia dell’Arte.
Rencontres
Odin Teatret à la Cartoucherie
Du 8 au 12 février 2012 à ARTA
Stage pour metteurs en scène et acteurs.
Mercredi 08/02 20h30 Première du spectacle La Vie Chronique au théâtre du Soleil Jeudi 09/02 jusque samedi 11/02 10h – 13h Stage Eugenio Barba avec Julia Varley « Penser en actions » à ARTA Samedi 11/02 12h-13h Démonstration de Le Frère Mort, avec Julia Varley à ARTA Samedi 18/02 11h Démonstration-spectacle Les Vents qui Sussurent, avec ensemble Odin Teatret au Théâtre du Soleil
Les artistes Kodo du Japon. Rencontre, initiation pratique.
Du 16 au 17 février 2012 à ARTA.
Thomas Richards
Conférences et films. Le 21 ou le 28 février 2012 de 9h à 15h
À l’amphi IV, université Paris 8. En partenariat avec ARTA.
Le Creuset
En l’absence des maîtres, le Creuset est un temps d’approfondissement et d’expérimentation, qui permet à ceux qui le souhaitent de vérifier leurs acquis et de s’approprier les méthodes reçues. Il s’agit donc d’un temps de mise en question du savoir-faire, de cheminement conscient, non soumis aux contraintes de l’efficacité immédiate. Savoir se préparer de façon autonome s’avère en effet un préambule indispensable pour envisager une collaboration véritable entre acteur et metteur en scène.
Lucia Bensasson et Jean-François Dusigne sont là pour guider, accompagner et inciter l’ensemble à être à la hauteur de ses ambitions. La rencontre du public constitue une étape importante de la recherche. Des esquisses peuvent ainsi donner lieu à des présentations, telle la soirée d’octobre dernier dans le studio de l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, qui a fait suite au stage de Nomura Mansaï assisté de Hiroharu Fukata : « Expériences de la scène et de la création selon les techniques du Kyôgen ». Dans le cadre de ces Creusets, de nouvelles initiatives ont été lancées. Ainsi la Maison est-elle toujours en perpétuel frémissement…
Ateliers de pratique hebdomadaire
Toute l’année à ARTA
« Les impulsions du texte » dirigé parJ.-F. Dusigne
Le lundi, de 18h à 20h
Paroles en résonnance
Comment s’entraîner sur les textes ? Chaque action, même la plus infime, engage un certain type de tension. Suivant l’événement rencontré, le cœur bat plus ou moins vite. L’organisme ne cesse de s’adapter, de changer de dynamique. Commencer par respirer organiquement le texte, en portant son attention sur le souffle qu’il requiert, conduit à cerner le rythme propre de celui qui « écrit à voix haute ». Plutôt que de s’appesantir sur les mots, il s’agit de suivre leurs impulsions, libérer les énergies, soutenir le flux, laisser résonner. Préciser le regard, parler à voix haute en engageant tout le corps dans l’espace, ponctuer, syncoper, articuler les rythmes du mouvement et de la parole. Bouger, évoluer, rebondir, se laisser inspirer. Intéragir avec l’autre, laisser résonner, recevoir l’écho de ce qu’on a provoqué, parier sur la scansion du texte, sur sa « musicalité », pour contribuer au surgissement des sensations, des pensées, des sentiments dont s’imprègne l’acte même d’une parole qui veut vivre.
Action verbale, jouer l’intime à ciel ouvert
Dans une perspective de mise en jeu, nous aborderons poèmes, monologues et dialogues. Nous ne nous contenterons pas de travailler texte en main, il faudra mémoriser pour laisser la parole «se décanter», et se rendre libre d’agir en scène en corps et en voix.
Atelier « le Corps en scène » dirigé par Philippe Ducou
Le vendredi de 10h à 12h
Corps relâché, corps en éveil, le sol partenaire, l’animalité, action et réaction, passer d’un état de corps à un autre, l’état de corps nécessaire à une action, de l’immobilité à l’acte, de l’acte à l’immobilité, jaillir. Corps en relation, corps qui construit en dialogue, la proximité ou le lointain de l’autre, la chair, l’aura, la prise de l’autre, l’étreinte, violence et douceur, éros et thanatos. Corps qui se représente, corps en représentation, l’avant entrée en scène, le corps théâtral, l’espace à prendre, le rituel et le chaos, Apollon et Dionysos.
Atelier improvisation vocale, dirigé par Frédéric Ligier
Le mardi de 18h à 20h
Cet atelier vise à aider chacun à révéler tout son potentiel musical, à approfondir les acquis personnels, et à accompagner d’éventuels projets. Individuel ou collectif, le travail s’appuie sur l’expérience physique du son et l’engagement, ici et maintenant, de la personne dans l’espace. Il s’agit de développer l’autonomie de l’interprète : l’aider à prendre lui-même conscience du chemin qu’il veut découvrir et des éléments techniques qu’il doit acquérir ou affiner pour réaliser son chant intérieur.
Pansori : le chant profond de la Corée
Conférence-spectacle par Han Yumi
Le 25 mars 2013 à 20h au Théâtre du Soleil
Illustrée d’extraits chantés par KANG Min-jeong, voix, accompagnée par SOHN Zeen-bong, tambour. Avec la participation d¹Hervé Péjaudier, co-traducteur et comédien.