L’acteur-danseur : Koltès et le Théâtre du Corps

21 mai 2019 – 1 juin 2019 Masterclass

Stage de Théâtre-Danse dirigé par Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Jean-François Dusigne

Si vous êtes acteur(ice) et que vous voulez aussi danser, si vous êtes danseur (se) et que vous voulez aussi jouer : ce stage de théâtre-danse est pour vous! Une chance inouïe que de pouvoir durant ce stage rencontrer, travailler sur scène avec des personnalités aussi illustres, dont la réputation internationale n’est plus à faire! Actuellement, Le Théâtre du Corps de Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault poursuit notamment avec Lorenzaccio une tournée triomphale sur toutes les grandes scènes françaises et européennes…

Dans une perspective de Théâtre-Danse, nous explorerons ensemble un texte contemporain majeur : Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès

Prérequis

  • Dans ce travail de recherche qui mêle danse et théâtre, le corps comme outil d’expression est essentiel ; d’où la nécessité d’une bonne condition physique et d’une certaine endurance pour pouvoir « creuser » physiquement son personnage et développer de nouveaux automatismes.
  • Pour que chacun/e puisse évoluer librement sans texte en main, il est demandé à chacun/e de mémoriser des passages de leur choix du Client et du Dealer ( leur langue respective impulsant des énergies différentes ) de La solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès (Les éditions de Minuit, 1986).
  • Pour le travail collectif, il faudrait que toutes et tous apprennent le fragment final ( de la page 53 Le Dealeur : Mais maintenant il est trop tard..jusqu’à la page 61 Le Client : Alors,quelle arme? ). Il ne s’agit surtout pas de se bloquer, ou de faire un problème de cette mémorisation, mais au contraire de prendre plaisir à la mise en bouche du texte de Koltès, en s’entrainant simplement à le dire avec aisance et fluidité, sur un débit rapide. Ne pas se soucier du sens pour l’instant. Commencer par contre à chercher le souffle en se demandant comment le texte se respire.

Objectif pédagogique : les défis et enjeux du Théâtre-Danse

Réunir, pour créer ensemble, des artistes issus de la danse et du théâtre, ouvre de très riches perspectives, incite mutuellement à faire parler les corps, à s’appuyer sur les souffles que requièrent phrasés, débits, ponctuations et rythmes…

Comment éprouver, combiner l’élan de la danse et la dynamique de la parole, associer intentionnalité, conduite des actions psycho-physiques, désir de dire, ressenti émotionnel et impulsion du mouvement ?

il y a analogie entre page et plateau à partir du moment où corps et voix s’accordent pour écrire ensemble des trajectoires dans l’espace d’une scène délimitée. Le mouvement se dessine en volumes et se ponctue par la combinaison du souffle, du geste, de la voix, en arrêts, suspensions, syncopes. Chaque transition significative de la pensée peut ainsi se traduire par un changement d’attitude, ce qui cristallise ces instants-charnières du parcours dramatique. Il est juste alors de parler de partition ou de texte scénique. Il peut alors y avoir maillages, entrelacs entre divers partitions, notamment partitions gestuelles et vocales, celles-ci pouvant opérer de manière non redondante en contre-points, jouant de ces écarts ou entre-deux féconds pour le travail métaphorique.

Ne serait-ce que pour parvenir à combiner maîtrise et instinct, confronter les techniques et apprendre les méthodes issues des différentes disciplines multiplient les potentialités créatrices. Par l’entraînement, chacun se rendra apte à alterner les approches, pour trouver ainsi la liberté de pouvoir emprunter consciemment différentes voies de passage…

Tels sont les enjeux de cette rencontre pratique, exploratoire, autour d’un auteur majeur du répertoire contemporain.

L’hostilité est déraisonnable.
Le premier acte de l’hostilité,
Juste avant le coup,
C’est la diplomatie,
Qui est commerce du temps.
Elle joue l’amour en l’absence de l’amour,
Le désir par répulsion.
Mais c’est comme une forêt en flammes traversée par une rivière :
L’eau et le feu se lèchent,
Mais l’eau est condamnée à noyer le feu,
Et le feu forcé de volatiliser l’eau.
L’échange des mots ne sert qu’à gagner du temps avant l’échange des coups,
Parce que personne n’aime recevoir des coups et tout le monde aime gagner du temps.
Bernard-Marie Koltès

Tout acte de parole, même le plus infime, engage un certain type de tension. Suivant l’événement rencontré, le cœur bat plus ou moins vite. L’organisme ne cesse de s’adapter, de changer de dynamique. Commencer par respirer organiquement le texte, en portant son attention sur le souffle qu’il requiert, conduit à cerner le rythme propre du personnage. Et c’est par une friction organique, par la pulsation rythmée et vibrante de leurs ondes sonores que les phonèmes associent, rebondissent et voyagent entre nous, ouvrant les imaginaires.

Plutôt que de s’appesantir sur les mots, il s’agit de suivre leurs impulsions sonores, libérer les énergies, canaliser le phrasé, soutenir le flux vocal, puis laisser résonner, interagir, attirer, repousser, désirer, séduire, donner, recevoir, livrer combat, dans l’accueil du silence. Joutes verbales et corps à corps gravitant, dans l’espace du no man ‘s land.

Programme de la première semaine, à ARTA

Mené par Jean-François Dusigne, le travail sur le souffle de la parole conduira à s’appuyer sur l’énergétique des mots, suivre les impulsions du texte de Bernard-Marie Koltès, pour en délivrer ses flux de parole, précisément et concrètement, chaque rôle étant abordé comme une partition spécifique, à prendre viscéralement à bras-le-corps.

L’entraînement visera, par le souffle et la mobilisation diaphragmatique, à l’éveil de la conscience, à la stimulation du corps-esprit dans ses capacités d’associations, de réminiscences sensitives, kinesthésiques et d’ « engramme » de l’expérience vécue, ce qui conduit, par un travail régulier et systématique sur ses structures profondes, à l’épanouissement de ses capacités.

Engager le corps et chercher la rapidité du débit, conjuguer amplitude, souplesse et fluidité, parvenir à alterner dans tous les rythmes contraction et lâcher prise, tension, soutien, suspension, détente. Au lieu de se dire : je ne « trouve pas l’inspiration », se laisser inspirer, tout simplement… Et ce faisant, affirmer.

La voix reflète la mise à nu, révèle l’intime à ciel ouvert. L’acteur n’a pas à montrer, mais à se laisser dévoiler. Tout se perçoit, tout filtre déjà, à travers le souffle et le timbre.

Respirer organiquement le texte, travailler rythmiquement attaques et accents, être attentif à la compression ou à la dilatation du débit à travers les syllabes longues ou brèves, timbrer les voyelles, rebondir sur la percussion des consonnes sont différentes manières de parier sur la scansion du texte, sur sa « musicalité », pour contribuer au surgissement des sensations, des pensées, des sentiments dont s’imprègne l’acte même d’une parole de désir ou de manque, dont l’urgence est de s’accrocher à vivre.

En bref, donner du jeu, c’est ouvrir du sens. Il s’agit moins de chercher à « donner du sens », qu’à « être dans le sens » en se laissant guider par le mouvement des mots, qui induisent la direction de l’action.

La parole peut séduire, griser, enivrer, selon que, pour citer Le plaisir du texte de Barthes, « ça granule, ça grésille, ça caresse, ça rape, ça coupe : ça jouit. »

Programme de la seconde semaine, au Théâtre du Corps

Le but de cette seconde semaine, dirigée par Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault, est d’atteindre de nouvelles dispositions corporelles, de nouvelles compétences de jeu : pour y parvenir, le travail de la seconde semaine commencera par une recherche de « matière » chorégraphique afin de développer son personnage.

Puis, pour atteindre une meilleure connaissance des possibilités gestuelles, chorégraphiques liées au jeu, le participant sera amené à affiner ce travail préparatoire pour unir les deux écritures : corps et texte.

Enfin afin de rendre compte du dialogue entre les 2 personnages de cette pièce, le rapport à l’autre clôturera ce programme pour que l’imaginaire conçu précédemment s’accorde à celui de son partenaire de jeu.

Comment appréhender un personnage à travers son corps, à travers une poétique du geste ? Il faudra définir une véritable identité gestuelle des personnages, définir un inconscient corporel qui permette de prolonger une intention, de plonger dans le texte à travers une métaphysique organique, qu’elle soit structurée ou improvisée.

Le travail de gestion de l’espace sera également à définir, à intérioriser pour que le dialogue s’instaure dans un lieu, mais aussi une dynamique car la « perte » de temps chère à Koltès précédent le conflit doit se corréler avec une prise d’espace personnel, mais également une appropriation de l’espace de l’autre. Comment l’imaginer ? Comment définir son propre espace (mental, physique) ?

Dans ce dialogue où de longs monologues s’entremêlent, comment réagir à la voix de l’autre, à sa rythmique, son intensité ? Quoi faire, comment évoquer l’intériorité du personnage qui reçoit le texte ? Comment le mouvement ou l’absence de mouvement (même si l’immobilité est chorégraphie également) peut structurer le texte, son débit, sa pesanteur ?

Un travail spécifique sera demandé et attendu sur la relation à l’autre, la compréhension du mouvement de l’autre pour créer une chorégraphie à deux, attentive au texte, à sa rythmique, sa compréhension et sa poésie.

Lorenzaccio, Théâtre du Corps Pietragalla – Derouault (France 2)

Intervenant·e·s

Julien Derouault 

Julien Derouault entre en 1994 au Conservatoire du Mans puis au Conservatoire National de Région d’Angers. En 1996, il intègre l’École le Nationale Supérieure de Danse de Marseille et rejoint quelques mois après le Ballet National de Marseille sous la direction de Roland Petit. En 1999, il est nommé soliste du Ballet National de Marseille sous la direction de Marie-Claude Pietragalla. Il interprète tous les grands rôles du répertoire et travaille avec William Forsythe, Rui Horta, Claude Brumachon, Richard Werlock, Rudi Van Dantzig…

De 1998 à 2004, Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault signent neuf créations dont : SakountalaNi Dieu Ni Maître et Don Quichotte.

En 2004, Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault fondent leur compagnie, le Théâtre du Corps Pietragalla – Derouault. Ils inventent un langage commun et complexe où l’improvisation et l’écriture chorégraphique s’entremêlent en permanence. Ils s’appuient sur une synergie permanente qui leur permet de poser un double regard sur le monde et leur travail chorégraphique : masculin et féminin, réel et fantasmé, puissant et poétique, absurde et dramatique. Ils développent depuis 19 ans, une technique et une esthétique sur la théâtralité du mouvement. Ils questionnent la relation au corps, au temps, à l’intime et à l’autre en explorant d’une manière inédite le théâtre et la danse, la résonance du texte au geste et réciproquement.

Parmi leurs derniers succès : Je t’ai rencontré par hasardVivantLa Femme Qui Danse et Lorenzaccio (Salle Pleyel du 1er au 10 février 2019 et en tournée).

Jean-François Dusigne

Diplômes

  • Sophrologue et Relaxologue, délivré par l’Académie de psychothérapie et de sophrologie caycédienne de Paris, 06/2002
  • Diplôme de spécialisation «Relaxation et anxiété – Gérer le trac», 06/2003.
  • Habilitation à diriger des recherches, Acteurs et maîtres d’art. Jury : Picon-Vallin B., Lieber G., Montpellier III, président ; Banu G., Paris III ; Avron D., UPJV Amiens ; Schaffner A., UPJV Amiens. 4/12/2000.
  • Docteur de l’Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III), Etudes théâtrales.
    Thèse : Le destin de la notion de Théâtre d’Art au XXème siècle, jury : Jean-Pierre Sarrazac JP., président, Banu G., dir., Abirached R.,Lieber G. Mention très honorable avec félicitations du jury à l’unanimité. 6/06/1995. Thèse publiée : Le Théâtre d’Art, aventure européenne du XXème siècle, ed.Théâtrales, 1997.
  • Ecole internationale de mime, mouvement, théâtre Jacques Lecoq, 1981.

Titres et distinctions

  • Chevalier de l’ordre des arts et des lettres, 06/2014.
  • Titre de Cassal Speaker, University of London School and advanced Study, 1999.
  • Prix Poncetton de la Société des Gens de Lettres, 1997.

Professeur en arts du spectacle, théâtre, ethnoscénologie à l’université Paris 8

  • Depuis 2009 : professeur à l’Université Paris 8, UFR Arts.
  • 2003 : Professeur, Université Picardie Jules Verne.
  • 1996 : Maître de conférences, directeur. du Départ. Arts de la scène et de l’écran, Université Picardie Jules Verne. Il y a développé une filière complète, autour des passages entre scènes et écrans, pratiques et formations croisées.

Codirecteur artistique

  • Depuis 1999, codirecteur artistique de l’Association de Recherche des Traditions de l’Acteur, ARTA.

Acteur, metteur en scène

Acteur dans Bhopal Blue de Zeno Bianu, spectacle chorégraphique et musical de la Cie Brigitte Chataigner créé en 2015 à Rennes, programmé au Théâtre du Soleil nov/dec. 2016. Tournée en 2019.

  • Parmi ses créations personnelles : Sodome ma douce de Laurent Gaudé, 2017. Managua 78 d’après Koltès (seul en scène), 2016, Médée Kali, de Laurent Gaudé, Théâtre du Soleil, 2008, Le Jeu de Robin et de Marion d’Adam de la Halle (spectacle musical issu d’une résidence à la Fondation Royaumont, 2002-2003, Les armes de la nuit, d’après Vercors (seul en scène)…

En France et à l’étranger, il dirige

  • Creusets d’expérimentation avec performances croisant théâtre, danse et musique, et passerelles entre traditions scéniques européennes, russes, indiennes, japonaises, chinoises, nord et sud-américaines…
  • Ateliers et stages (Vers un acteur créateur, le souffle de la parole, les impulsions du texte ; écritures et mises en jeu…)
  • 2005-2008 : dramaturge auprès de Guy Freixe, Théâtre du Frêne.
  • 2004-2008 : Conférences au Département. de recherche et de formation à la mise en scène, ENSATT, dirigé par Anatoli Vassiliev.
  • 2001-2003 : ses recherches sur les modalités de préparation et d’entraînement de l’acteur l’ont conduit à se former en relaxologie et sophrologie caycédienne, avec spécialisation « relaxation et anxiété- Gérer le trac. »
  • Travaille avec des metteurs en scène tels Hans Peter Cloos, Paul Golub, Farid Paya.
  • 1990-1999. Assidu du Studio classique de Christian Rist. Stages avec Andréas Voutsinas, Daniel Mesguich, et les pédagogues russes du GITIS : Natalia Zvereva, Irina Promptova, Nikolaï Karpov.
  • De 1983 à 1990 : Membre du Théâtre du Soleil, dir. Ariane Mnouchkine. Après la trilogie des Shakespeare, Richard II, La Nuit des Rois et Henri IV, rôles de Hou Youn dans L’histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge, et de Mohamed Ali Jinnah dans L’Indiade ou l’Inde de leurs rêves de Hélène Cixous. Tournées mondiales.
  • 1979-1981 : Formation à l’Ecole internationale de Mime, Mouvement, Théâtre de Jacques Lecoq, Paris.
  • 1977-81 : Formation auprès d’Isaac Alvarez, puis de Jacques Lecoq à l’École internationale de Mime, mouvement, théâtre, Paris (1979-81).
  • 1976 : Premier spectacle professionnel : Les Loups de Catherine Dasté, Cie Claude-Pierre Chavanon, Lyon. Parallèlement, est co-fondateur du premier café-théâtre lyonnais : La Cie de la Centpote.

Activité pédagogique

Il enseigne en licence, master et doctorat, au sein du parcours « Scènes du monde, histoire et création ». Il se fonde sur une approche transculturelle et plurielle du théâtre, au croisement des études esthétiques, historiques, littéraires, mais aussi anthropologiques et socio-économiques. Création théâtrales et performatives, recherches-créations sont ainsi abordées au prisme des enjeux des bouleversements mondiaux de la culture. Interdisciplinaire et transculturel, ses enseignements visent à produire des connaissances et des compétences dans le champ des études théâtrales et transartistiques, à rendre compte du travail créatif, à comprendre et s’insérer dans le monde esthétique et socio-économique des arts en intégrant les enjeux contemporains mondiaux.
Sa pédagogie vise au développement des compétences suivantes :

  • connaître les pratiques spectaculaires, performatives et artistiques occidentales et extra-occidentales, analyser leurs relations transculturelles et transdisciplinaires ;
  • contextualiser œuvres, modes créatifs et parcours artistiques en les interrogeant dans leur dimension historique, esthétique, socio-économique ou ethnoscénologique ;
  • appréhender une approche de réflexion, de création et de conception de projet collaborative.

En acquérant plus spécifiquement les capacités :

  • d’établir la mise en relation dynamique et interactive entre exercice critique, pensée théorique et pratique de création ;
  • d’interroger par la réflexion théorique et l’expérimentation les enjeux esthétiques et poétiques du spectacle vivant, en relation avec les mutations du champ artistique ;
  • de penser les méthodes d’investigation, cerner les protocoles nécessaires à l’expérience de terrain, considérer et questionner sa propre expérience vécue pour analyser les comportements spectaculaires et pratiques performatives dans une perspective anthropologique ;
  • de maîtriser les pratiques pédagogiques du spectacle vivant.

Diffusion, rayonnement, activités internationales

  • Le partenariat qu’il a contribué à établir entre ARTA et Paris 8 favorise le développement d’échanges et de projets internationaux, les missions, et les collaborations avec les écoles d’art et Universités étrangères, notamment :
  • Depuis décembre 2018, convention avec Hilaj Film Making and Cinematic Research School à Téhéran. Et ouverture en septembre 2019 de l’Ecole de l’Acteur Créateur.
  • Collaboration avec l’Institut International du Théâtre, France.
  • Echanges avec l’USP de Sao Paulo au Brésil ; en Colombie, avec les universités nationales de Bogota et de Medellin.
  • Réseau international d’études sur la présence, coord. France ; coord. Brésil : Gilberto I, Université Federal do Rio Grande do sul, 2014
  • Concepteur et coord. (avec Picon-Vallin B.) du Centre International de Recherches sur la Formation en Arts de la Scène, en partenariat avec ECUM, le Centre de recherche transdisciplinaire Performing Arts – NACE, de l’UFMG, et l’Association brésilienne de recherche et des études supérieures en Arts de la scène – ABRACE, Belo Horizonte, Brésil, ouvert en 2009.
  • Membre actif de la Société Française d’Ethnoscénologie.
  • Membre des comités de rédaction de L’Ethnographie, et de Repertório teatro & dança.

Responsabilités pédagogiques et scientifiques

  • Coresponsable des Masters, Département Théâtre, UFR ARTS, responsable du parcours Scènes du monde, histoire et création.
  • Responsable de l’axe Ethnoscénologie de l’EA 1573 Scènes du monde, création, savoirs critiques.
  • Coordonnateur du thème D Création, pratiques, public de l’Axe 1 Industries culturelles et arts à la Maison des sciences de l’Homme Paris nord UMS 2553.
  • Porteur du projet Labex ARTS H2H les processus de direction d’acteur, de transmission et d’échange, en partenariat entre l’Université Paris 8, le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris et ARTA, entre 2012 et 2015. Le projet se poursuit, notamment au sein d’ARTA.
  • Depuis oct. 2016, associé au projet (Labex Arts H2H / avec label MSH Paris Nord, 2016-18) porté par Gilles Remillet (EA4414 HAR (Histoire des arts et des représentations, Quellec Alain (PR, Université Montpellier I) : Consultation médicale virtuelle : un jeu de rôle sérieux. Expérimentations numériques et enjeux sociaux à propos d’un serious game pour une simulation pédagogique de l’entretien clinique médical. (Scénarisation d’entretiens médicaux et réalisations de séquences jouées par des acteurs.)
  • Il dirige un atelier de recherche-création Oralités, écritures et mises en jeu. Vers une dramaturgie plurielle, entre écritures créatives et écritures de corps. Son protocole vise à combiner les principes de l’atelier d’écriture créative, de la conception dramaturgique et de la mise en jeu.
  • Avec [Duccio Bellugi Vannuccini](), il a organisé à l’Université Paris 8 les rencontres du 30 et 31 janvier 2018, « Récits et mises en jeu des histoires vécues », puis les Rencontres internationales accueillies au Théâtre du Soleil, du 17 au 23 septembre 2018.

Parmi ses publications 

  1. La direction d’acteurs peut-elle s’apprendre ? Solitaires Intempestifs, 2015, 448 pages. Publié avec le soutien de l’ANR (programme Investissement d’avenir ANR-10-LABX-80-01) et le concours de l’Université Paris 8.
  2. Les passeurs d’expérience, ARTA, école internationale de l’acteur, Editions Théâtrales, 2013, 254 pages.
  3. L’Acteur naissant. La passion du jeu, Paris, Editions Théâtrales, 2008, 198 pages.
  4. Le Théâtre du Soleil, des traditions orientales à la modernité occidentale, commande de la DESCO, Ministère de la Jeunesse, de l’Education et de la Recherche, Sceren, CNDP, 2005.
  5. Le Théâtre d’Art, aventure européenne du XXème siècle, Paris, Editions Théâtrales, préface de Georges Banu. 368p., 150 photographies ou illustrations dans le texte et pleine page. Prix Poncetton de la Société des Gens de Lettres, et Du théâtre d’art à l’art du théâtre, anthologie des textes-fondateurs, Paris, Editions Théâtrales, 1997, 94 p.

Marie-Claude Pietragalla

Marie-Claude Pietragalla, née à Paris, est une figure emblématique de la danse française. Entrée en 1973 à l’École de Danse de l’Opéra de Paris, elle est engagée dans le corps de Ballet de l’Opéra National de Paris six ans après. En 1990, elle est nommée Danseuse Étoile sous la direction de Patrick Dupond à l’issue de sa prise de rôle de Kitri dans le Don Quichotte de Rudolf Noureev. Elle dansera tous les grands rôles du répertoire classique et contemporain : Don quichotteLe Lac des cygnesRoméo et JulietteLa BayadèreCendrillonRaymonda (Rudolf Noureev); Giselle (Mats-Ek); Le Sacre du PrintempsBoléroJuan y TeresaArepo (Maurice Béjart); Le Sacre du printemps, L’Après-midi d’un faune (Vaslav Nijinski); In the night, Glass pieces(Jerome Robbins); In the Middle, Somewhat Elevated (William Forsythe);  Carmen, Notre Dame de Paris, Le Jeune Homme et la Mort, Camera Obscura(Roland Petit); Le Songe d’une nuit d’été, Vaslaw, Casse-Noisette (John Neumeier); Temptations of the moon (Martha Graham); Le Palais de Cristal, Les Quatre Tempéraments, Agon, Violin Concerto (George Balanchine); Signes (Carolyn Carlson); Etudes (Harald Lander); Suite en Blanc (Serge Lifar); Nuages (Jiri Kylian) …

En 1998, elle est nommée Directeur Général du Ballet National de Marseille et de son École Nationale Supérieure de Danse par le ministère de la Culture, la ville de Marseille et la région PACA.

En 2000, Marie-Claude Pietragalla est la première danseuse à se produire à L’Olympia dans Don’t Look Back, solo mythique chorégraphié par Carolyn Carlson qui tournera pendant 10 ans dans le monde entier.

Distinctions

  • Chevalier de la Légion d’honneur en 2008
  • Officier des Arts et des Lettres en 2011
  • Chevalier de l’Ordre National du Mérite en 1997
  • Chevalier des Arts et Lettres en 1994
  • En 1998, elle fait son entrée au Musée Grévin et dans le Petit Larousse.
  • Elle reçoit en 1998, le Prix Paul Belmondo, et le Prix Benois de la Danse (Moscou).
  • Marie-Claude Pietragalla est en 2014, membre du Jury international de la 40e édition du Festival du cinéma américain de Deauville sous la présidence de Costa-Gavras.